Cameroun : Le PCRN défie les interdits et appelle à une mobilisation massive le 20 mai

Le PCRN de Cabral Libii

Le Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale (PCRN) est au cœur d’une vive polémique à quelques jours de la fête de l’unité nationale. Malgré les interdictions formelles des autorités, le parti appelle ses militants à investir massivement les lieux des défilés du 20 mai, faisant craindre des tensions.

Une note interne explosive qui passe outre les interdits

C’est une note interne qui fait l’effet d’une bombe. Dans ce document exclusif obtenu par 237online.com, le site d’information numéro 1 au Cameroun, le secrétaire national à la mobilisation du PCRN donne des consignes claires à ses troupes en vue du 20 mai : se masser près des défilés, marquer une présence pacifique mais déterminée.

Problème : le parti s’est vu formellement interdire par les autorités administratives de participer aux célébrations dans plusieurs localités du pays. Un veto que le PCRN semble décidé à braver, estimant que cette fête « incombe à tous les citoyens camerounais ».

Le spectre des tensions plane sur la fête de l’unité

Cette décision coup de poing du PCRN fait redouter de sérieux troubles le jour J. Dans un contexte politique tendu, cette mobilisation massive annoncée aux abords des défilés pourrait dégénérer à la moindre étincelle. Les forces de l’ordre seront sur les dents.

« Le 20 mai est un moment sacré, symbole du vivre-ensemble au-delà de nos différences. Tout doit être fait pour préserver ce fragile équilibre. Nous appelons le PCRN à la responsabilité et à ne pas s’engager dans un bras de fer dangereux« , prévient un analyste politique contacté par notre rédaction.

Le PCRN, un parti qui joue avec le feu ?

Au-delà de l’émotion suscitée par cette note explosive, c’est toute la stratégie du PCRN qui interroge. Ce parti semble prêt à tout pour exister sur l’échiquier politique, quitte à jouer les trublions. Une attitude jugée irresponsable par de nombreux observateurs.

« Défier ouvertement l’État et risquer des affrontements un jour d’unité nationale, c’est un pari très risqué. Si les choses dérapent, le PCRN en portera l’entière responsabilité. On ne construit pas un projet politique crédible dans la confrontation permanente« , tacle une politologue.

Le PCRN assume sa position. « Nous sommes un parti d’opposition, pas des mendiants. On ne peut pas nous interdire de célébrer l’unité du pays. C’est une question de dignité et de liberté », martèle un responsable sous couvert d’anonymat.

Par Talla Djimadeu pour 237online.com

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