Economie

Cameroun: Le Minfi rembourse 61 milliards de FCfa d’emprunt obligataire

Les souscripteurs à l’appel public à l’épargne 2018-2023 passent à la caisse depuis le 17 novembre.

Un communiqué rendu public le 17 novembre 2020 par la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac) annonce que le ministère des Finances (Minfi) du Cameroun, à travers la direction générale du Trésor, a mis en paiement le même jour une somme de 61,2 milliards de FCFA. Sur cette enveloppe, 50 milliards de FCfa représentent l’amortissement du principal de l’emprunt obligataire 2018 – 2023 effectué à l’époque à la bourse de Douala, et qui avait permis à l’Etat de mobiliser 200 milliards de FCfa pour financer des projets d’infrastructures dans le pays. Dans le même temps, 11,2 milliards de FCfa représentent les intérêts générés par cet emprunt obligataire qui, on se souvient, était assorti d’un taux d’intérêt de 5,6%, pour une maturité de 5 ans.

Arrangé par un consortium de trois institutions financières, à savoir Société Générale Cameroun, Afriland First Bank et EDC Investment (filiale d’Ecobank Group), l’emprunt obligataire de l’Etat du Cameroun de 2018, baptisé «ECMR 5,6% net 2018-2023», portait sur un montant initial de 150 milliards de FCfa. Du fait de la signature crédible du Cameroun sur le marché financier national de l’époque (Douala Stock exchange), les souscripteurs avaient proposé au gouvernement jusqu’à 207 milliards de FCfa. En quête de financements pour ses projets, l’Etat du Cameroun avait alors demandé et obtenu du régulateur du marché, une autorisation pour capter une enveloppe supplémentaire de 50 milliards de FCfa, portant ainsi finalement l’opération à 200 milliards de FCfa.

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Le gouvernement doit le succès de cette opération à un groupe de neuf banques et institutions financières en activité dans le pays, qui avaient déjà garanti une contribution de 121,5 milliards de FCfa, avant même l’ouverture des souscriptions organisée entre le 29 octobre et le 9 novembre 2018. Cet emprunt obligataire avait été baptisé au sein de l’opinion «emprunt de la CAN 2019», parce que 70% de l’enveloppe initiale, soit 107 milliards de FCfa au total, avait été alloué aux projets d’infrastructures réalisés en prélude à l’organisation par le Cameroun de la Coupe d’Afrique des Nations de football 2019, finalement décalée en 2022.

Dans le détail, pouvait-on lire dans la note d’information conçue dans le cadre de cette opération de levée de fonds sur le marché boursier local, 62 milliards de FCfa avaient été affectés au financement des travaux finaux du complexe sportif d’Olembe (banlieue de Yaoundé), de ses stades annexes et ses voies d’accès (36 milliards FCFA) ; ainsi que le complexe de Japoma (banlieue de Douala), ses annexes et ses voies d’accès (26 milliards FCFA). En plus du complexe de Japoma, dans la banlieue de Douala, le stade de la Réunification bénéficiait d’une dotation de 8 milliards de FCfa pour des travaux de réhabilitation.

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A Garoua, seule ville de la partie septentrionale du Cameroun retenue pour la grand-messe du foot africain, une somme de 20 milliards de FCfa était prévue pour les travaux d’infrastructures, dont 8 milliards de FCfa pour la réhabilitation du stade Roumde-Adja et ses voies d’accès, et 12 milliards de FCfa pour la réhabilitation de quatre stades d’entraînement. Dans la région de l’Ouest, où un stade flambant neuf était déjà sorti de terre dans la localité de Kouékong, 17 milliards de FCfa étaient affectés à la construction d’un stade annexe et la réhabilitation de quatre autres stades d’entraînement dans les villes de Mbouda, Bafoussam et Bandjoun.

Brice R. Mbodiam, Oeil du Sahel

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