Economie

Cameroun: Le COVID-19 fait chuter le prix du poulet

Depuis la mise en application des mesures barrières de lutte contre le nouveau coronavirus dont certaines viennent d’être assouplies par le gouvernement, les prix du poulet ont chuté sur le marché, au grand dam des ouvriers et des entrepreneurs du secteur avicole.

Le poulet est certainement l’une des viandes les plus consommées dans les ménages camerounais depuis quelques jours. En effet, une véritable braderie de cette denrée est observée dans les marchés aussi bien à Douala qu’à Yaoundé, et dans toutes les autres villes du pays. Le prix moyen du poulet a chuté passant de 3000 à 2000 FCFA, voire moins.

Entrainant même certains vendeurs, dans l’optique d’aguicher les clients, à proposer à ceux-ci des packages de 3 poulets à seulement 4000 FCFA. « Depuis l’entrée en vigueur des mesures du gouvernement sur l’interdiction des rassemblements de plus de cinquante personnes, de la fermeture des bars, snacks et autres lieux de loisirs dès 18 heures, je ne m’en sors plus. Je suis obligée de vendre le poulet à 2000 FCFA ou à 1000 FCFA chez le
grossiste. Je ne gagne plus que 300 FCFA par poulet vendu », explique une avicultrice.

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Cela étant, c’est la mise en application des mesures de restriction édictées par le chef de l’Etat, rendues publiques par le premier ministre chef du gouvernement le 17 mars dernier, qui est à l’origine de la chute du prix de cette denrée. Dans ce contexte, les pertes chiffrées sont évaluées, selon des experts, à des centaines de millions de francs CFA.

Pour rappel, ces mesures restrictives dont celles qui viennent de subir un assouplissement du gouvernement, concernaient d’une part, l’annulation de toutes les manifestations populaires et autres réunions de plus de 50 personnes généralement accompagnées d’agapes, avec pour menu, le poulet qui ne manque jamais. Également, on peut noter la fermeture à partir de 18 heures des débits de boissons, des restaurants et autres lieux de loisirs où le poulet se consomme à profusion. Sans oublier les secteurs de la restauration et de l’hôtellerie, grande demanderesse de cette viande très prisée par les populations.

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Par ailleurs, la fermeture des frontières qui n’a pas été assouplie par la décision gouvernementale du 30 avril, a également pour conséquence, le ralentissement de l’activité du secteur avicole. Car, en effet, le surplus de production qui était destiné à l’exportation crée l’inflation de la denrée au niveau national, et par conséquent, la chute des prix. Qui à défaut d’arranger les producteurs et les vendeurs, fait toutefois l’affaire des consommateurs qui profitent de la baisse des prix en attendant la levée définitive des mesures de restrictions qui viendront à coup sûr, redonner du baume au cœur des producteurs et des vendeurs.

Julien Efila

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