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Cameroun : Le code des personnes et de la famille en gestation

Les acteurs de la société civile se sont retrouvés en vue d’harmoniser leurs observations formulées sur l’avant-projet dudit code les 2 et 3 mars 2022, dans la ville de Yaoundé.

Cela fait 22 ans que le Cameroun veut se doter d’un code des personnes et de la famille. C’est dans cette optique de cette dotation que l’Association camerounaise des femmes juristes (Acafej) a organisé un atelier de restitution, d’harmonisation et de validation des observations sur l’avant-projet pour le processus d’élaboration dudit code les 2 et 3 mars derniers à Yaoundé.

Placé sous le haut patronage de la ministre de la Promotion de la femme et de la famille, le Pr. Marie Therèse Abena Ondoa, cet atelier avait pour objectif d’harmoniser les observations formulées par les acteurs de la société civile sur ledit avant-projet. « Plusieurs choses m’ont intéressée lors de nos échanges. L’article qui m’a beaucoup plu parlait de la polygamie. Il dit que l’époux devrait s’engager à loger chacune de ses femmes. Et dans l’harmonisation, un autre article a été relayé. Celui-ci s’accentue sur l’âge de mariage. Actuellement, les filles comme garçons peuvent se marier à 18 ans pour éviter toutes discriminations comme dans les années antérieures », explique Aissatou Bouba, directrice exécutive du forum des femmes autochtones du Cameroun. Toute enthousiaste, la jeune dame espérait tout de même mieux. « Elles auraient dû mettre en compte la spécificité. Nous avons des handicapés, des personnes âgées et même des autochtones. Malheureusement, cela n’a pas été fait », ajoute-elle.

Après plusieurs années, l’Acafej décide d’organiser un atelier de formation. Cette organisation a bénéficié des appuis technique et financier de l’United Nations Funds for populations (Unfpa). « En dehors de l’Onu et Unfpa qui nous a accompagné dans cette opération, nous remercions les associations qui ont bien voulu apporter du soutien à la mise en vue du projet organisé par l’Acafej, notamment : l’association de lutte contre les violences faites aux femmes », confie la présidente nationale d’Acafej. Les travaux se sont déroulés à l’Ecole nationale de l’administration et de la magistrature (Enam). Dans cet atelier, il était question d’outiller 120 participantes sur la gestion du projet. Inscrits sur le plan d’action d’Acafej, les travaux se sont achevés le 03 mars 2022.

Roseline Ewombe Eboa (Stagiaire) /237online.com

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