Société

Cameroun: L'acte héroïque de DJASSEP Mathieu pour protéger Ernest OUANDIE

Monseigneur DONGMO qui avait promis à Amadou AHIDJO de faire venir OUANDIE cherchait à organiser une rencontre entre les deux hommes.

Cependant OUANDIE qui était déjà à Nkongsamba logé par NDONGMO avait flairé un traquenard et aurait refusé de rencontrer AHIDJO tant que celui-ci restera toujours le valet de la France.

Le 11 août Monseigneur NDONGMO transportait Ernest OUANDIE, DJASSEP Mathieu et Fotsing Raphaël pour leur permettre de prendre une pirogue et gagner le Nigeria. Malheureusement, ces derniers ont raté la pirogue. NDONGMO ramène donc OUANDIE et ses compagnons chez un catéchiste à Malèkè et le 12 août DONGMO s’envole pour Rome où il était convoqué. La police qui savait que NDONGMO avait transporté des nationalistes dans sa voiture a profité de l’absence de celui-ci pour organiser une rafle afin de débusquer ceux qu’ils appelaient les « maquisards ».

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Dénoncés par la population, OUANDIE et ses compagnons prennent la fuite. La zone étant quadrillée Fotsing et deux autres décident de traverser le Mungo et partent. OUANDIE qui tenait absolument à rencontrer NDONGMO reste avec DJASSEP Mathieu dans le but de rallier NKONGSAMBA.

Le 13 août, pris par la faim OUANDIE et DJASSEP se rendent dans une plantation de cacao pour sucer quelques fèves de Cacao. Ils sont surpris par les propriétaires de la plantation qui se jettent aussitôt à leur poursuite. Ayant constaté que OUANDIE ne courait pas vite en raison d’une blessure au pied, DJASSEP Mathieu ralentit et laisse OUANDIE le devancer. DJASSEP Mathieu se laisse arrêter pour protéger son Ernest OUANDIE. Arrêté DJASSEP Mathieu affirme être seul et refuse malgré la torture de dénoncer OUANDIE.

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La nationaliste DJASSEP Mathieu dit « Ben Bella » était le secrétaire particulier d’Ernest Ouandié.

DJASSEP est condamné à mort, le 5 janvier 1971, avec Ernest Ouandié et Raphaël Fotsing, mais sa peine est commuée en peine de prison à perpétuité. Il n’est libéré qu’en 1985.

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