CORONAVIRUS AU CAMEROON
Confirmés
6585
Actifs
2709
Guéris
3676
Décès
200
Source : MINSANTE Cameroun -
Mise à jour : 3 juin 2020
Société

Cameroun – Enseignement à distance: La mauvaise blague de Nalova Lyonga

La ministre des Enseignements secondaires veut expérimenter l’enseignement à distance dans un pays où la vie des populations rythme avec délestage.

Pour faire face au Coronavirus, la ministre des Enseignements secondaires, Pauline Nalova Lyonga Egbe veut faire expérimenter l’enseignement à distance. En effet, l’ex Vice-Chancellor de l’université de Buea veut couvrir le reste des programmes de l’année scolaire étant donné que l’une des mesures du gouvernement pour la riposte contre le coronavirus a été la fermeture des établissements scolaires.

Dans le souci de couvrir le dernier tiers du programme scolaire, la Minesec invite les enseignants à proposer contre récompense des enseignements bien élaborés pour le suivi à distance des élèves. Elle invite les enseignants qui ont des cours bien élaborés de déposer par Mail auprès du secrétaire général du Minesec ou de l’inspecteur général des enseignements au plus tard le 28 mars 2020. Une partie de l’opinion publique nationale se demande si sans électricité sans internet, la démarche de la ministre, qui recommande des cours en ligne peut prospérer.

D’autres se demandent également comment les élèves pour pouvoir suivre les cours étant donné que beaucoup n’ont pas les outils technologiques appropriés. Armelle Kalla, élève en classe terminale au lycée d’Efoulan, dans l’arrondissement de Yaoundé III. « C’est bien beau de mettre les cours en ligne, mais combien d’élèves peuvent se payer le luxe de payer 200F cfa dans un cyber café à Yaoundé et suivre les cours en ligne ? La connexion internet coûte 200F cfa une heure, pour les élèves qui ne travaillent, dont les parents sont confinés à la maison c’est trop les demander », s’indigne-t-il. Par contre, les enseignants s’inquiètent plutôt des conséquences de cette décision sur la nouvelle approche par compétence, où l’élève est l’acteur et l’enseignant le guide. Simplice Ngongang, professeur de Littérature au lycée d’Efoulan.

Désolation

« Avec la nouvelle approche par la compétence, nous avons un temps pour enseigner et un temps pour évaluer, maintenant avec la fermeture des élèves, sur quelle base les élèves vont être évalués à la cinquième séquence ? Une année scolaire c’est 32 semaines de cours. Chaque trimestre a 12 semaines d’enseignements. Il faut que la ministre des Enseignements secondaires proroge la date des examens. Allons-nous remettre les bulletins aux élèves le 27/03/2020 ?», S’interroge-t-il. Chez les élèves des classes d’examens, c’est la désolation totale. Raïssa Ngono, élève en classe de Terminale D au lycée général Leclerc de Yaoundé. « Je savais déjà que le Baccalauréat général commence dans trois moi, maintenant je ne sais pas s’il faut continuer à apprendre ou se reposer un peu », s’inquiète-t-elle. Dans les collèges privés de la ville de Yaoundé, les promoteurs marquent leurs indignations. « C’est grâce à nos pourcentage aux examens officiels que nous vivons. Plus nous avons un bon score aux examens officiels, plus nous recevons des élèves », souligne David Mbafou, préfet des études à l’institut Paul Momo, dans l’arrondissement de Yaoundé III.

Tags
Afficher plus

3 commentaires

  1. Mme le Ministre veut se moquer des élèves qui sont dans les zones rurales qui n’ont ni courant,ni réseau internet,ni téléphone Android voir même de crédit internet.

  2. C’est une moquerie pour nous élèves en classe d’examen. S’il y a enseignants en ligne celà sous-entend que les dates des différents examens seront maintenus malgré la pandémie ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
Fermer
Fermer