Politique

Cameroun – drame de Kumba: René Emmanuel Sadi corrige sa copie

Alors que le ministre de la Communication avait annoncé que l’école attaquée n’était pas sécurisée à cause de sa « clandestinité », il a rectifié le tir hier mardi 27 octobre, suite à la mauvaise appréhension que les camerounais ont eu de sa première sortie.

Le drame de Kumba ne laisse personne indifférent. À ce sujet, puisqu’il fallait informer l’opinion publique des circonstances de ces attaques, le ministre de la Communication a fait un communiqué. En filigrane, il relevait qu’« il y a lieu de relever, pour le regretter, que le complexe scolaire privé Mother Francisca international bilingual academy n’a lancé ses activités qu’en ce début d’année scolaire 2020/2021, à l’insu des autorités administratives compétentes, et n’a pu bénéficier des mêmes mesures de protection que d’autres établissements scolaires du département de la Mémé ». Par cette information, le porte-parole du gouvernement voulait montrer urbi et orbi que l’incident de Kumba n’est pas survenu à cause d’une défaillance gouvernementale. Mais par cette déclaration faite par le patron de la Communication gouvernementale, il en découle que si le Sous-préfet de Kumba, le Préfet de la Mémé, le Gouverneur de la région du Sud-ouest, le Délégué régional du ministère des Enseignements secondaires pour le Sud-ouest avaient véritablement et efficacement fait leur travail en repérant tout ce qu’il y a comme école dans cette ville en proie à une crise qui dure 4 ans déjà, ces crimes crapuleux auraient certainement été évités.

Distraire l’opinion

Dans les chaumières, ça va dans tous les sens. Beaucoup se demandent s’il était vraiment nécessaire pour René Sadi de faire une pareille révélation alors que le Cameroun pleure ses enfants morts injustement et de façon cruelle. Face à la polémique -puisque le fait pour eux d’informe les forces de maintien de l’ordre de l’existence de cette école devait permettre à ces dernières d’y assurer un cordon de sécurité- le Mincom a décidé de faire une mise au point hier, 27 octobre 2020. « L’heure n’est pas à la polémique stérile sur l’existence légale ou non de l’établissement scolaire où s’est déroulée la tragédie. Les indications données par le ministre de la Communication à ce sujet sont conformes à la réalité », a-t-il indiqué.
Et d’ajouter, « d’une part, l’ouverture du cycle secondaire dans cet établissement n’a jamais été officiellement autorisée, et ce n’est qu’en ce début d’année 2020/2021, que les enseignements ont effectivement démarré au niveau du secondaire. D’autre part, le lancement de la rentrée scolaire 2020/2021 dans le complexe scolaire privé Mother Francisca International Bilingual Academy, n’a pas été signalé aux autorités compétentes, c’est-à-dire, à la fois, aux autorités administratives et scolaires ».

Enfin, il relève que les cours ont eu lieu un samedi, alors que les ministres des Enseignements Secondaires et de l’Education de base avaient formellement interdit la tenue des cours le samedi. Par ailleurs, l’ancien ministre chargé des missions à la présidence de la République a souligné qu’au moment où le Cameroun tout entier pleure ses enfants, « rien ne justifie qu’on veuille distraire l’opinion par des discussions qui nous écartent de l’essentiel ».

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Rostand TCHAMI

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