Coronavirus au Cameroun
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Source : MINSANTE Cameroun -
Mise à jour : 06 avril 2020
Société

Cameroun – Coronavirus: Les mesures gouvernementales bafouées

Au mépris des mesures prises pour éviter la propagation du Coronavirus, les commerçants de la ville de Yaoundé jonglent avec le port des gants et des casques.

Marché d’Essos, il est 7h 30min ce 25 mars 2020. Dans le hangar du poisson frais situé à quelques mètres du poste de police dudit espace marchand, de l’arrondissement de Yaoundé 5, les revendeurs de poisson frais étalent allègrement leurs marchandises afin de servir les premiers clients de la journée. A notre grande surprise, aucuns d’entre eux ne portent ni cache- nez ni gants, mesures pourtant recommandées par le gouvernement le 17 mars 2020 pour se protéger et limiter l’expansion du Covid-19 au Cameroun. Sur le comptoir de l’un d’entre eux, Mama Marceline vue qu’il s’agit d’elle a déjà exposé plusieurs variétés de poissons frais. « Actuellement, je vends le maquereau et le machoiron à 1500 Fcfa et le capitaine à 1600 Fcfa, le kilogramme «, a-t-elle déclaré. Et de poursuivre « étant donné que le marché est désormais fermé à 16h depuis le lundi 23 mars 2020. Je n’achète désormais qu’un seul carton de chaque variété de poisson chez mon fournisseur situé au marché du Mfoundi pour satisfaire ma clientèle. De ce fait à la fin d’une journée, mon gain varie entre 20.000 et 30.000 Fcfa. S’agissant du port des gants, comme méthode préventive instaurée par le gouvernement pour se protéger contre le Covid-19, il m’est difficile de travailler avec cette protection raison pour laquelle je continue à servir ainsi. Toutefois, je m’efforce à nettoyer mes mains avec mon torchon au moment de recevoir ou de rembourser l’argent du client. »

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Vivres frais

La même remarque est également perceptible au marché du Mfoundi, qui est situé dans l’arrondissement de Yaoundé 1er. Où Mama Thérèse, revendeuse de poisson frais n’a adopté aucunes des mesures préventives pour servir ses clients. Par ailleurs sur son étal, l’on aperçoit uniquement sa balance et sa marchandise à l’instar des bars, bossus et de la carpe. « Selon moi, ces gants ne servent à rien et me ralentissent plus tôt le service au regard de leur fragilité. Subissant encore la hausse des prix de certaines denrées alimentaires dont on est confronté des mois, il est ajouté la fermeture du marché dès 16h.

Pourtant, le marché de la soirée, est un moment de ravitaillement pour certaines ménagères qui travaillent dans l’administration. Ces clients me permettaient de compléter mon capital et faire un bénéfice. Certes, ces mesures sont pour notre propre sécurité, l’on se demande bien si le gouvernement a pensé à nous qui ne vivons au jour le jour », confie-t-elle.

Contrairement aux revendeurs de poissons frais, certains commerçants de vivres à l’exemple de Thierry qui s’efforce à les laver avant de les vendre. Munis de son récipient rempli d’eau, ce dernier a fait de cette règle sa priorité. « Pour le moment, le port des gants est encore un blocage pour moi. La seule chose que je fais depuis des années jusqu’à ce jour est le lavage de la tomate, des condiments et du poivron avant de les étaler sur mon comptoir. Et dès leur retour dans leurs domiciles, chaque ménagère devrait les relaver avec de l’eau ou du vinaigre avant toute cuisson », a révélé Thierry, assis près de son comptoir.

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Phanie ENYEGUE

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