Cameroun : Chaos total chez les Lions, deux staffs se déchirent à l’hôtel !

Lions indomptables

C’est un scénario surréaliste qui s’est joué ce dimanche à l’hôtel Hilton de Yaoundé, lieu de rassemblement des Lions Indomptables. Alors que les joueurs convoqués pour les cruciales rencontres face au Cap-Vert et à l’Angola en qualifications pour le Mondial 2026 rejoignaient leur camp de base, ils ont eu la stupeur de se retrouver face à deux staffs distincts, se disputant ouvertement leur prise en charge. D’un côté, les hommes du ministère des Sports, menés par Benjamin Banlock, le coordonnateur officiel des sélections nationales. De l’autre, la délégation dépêchée par Samuel Eto’o, le président de la Fédération Camerounaise de Football (Fecafoot), avec à sa tête l’ancien international Benoît Angbwa. Une situation ubuesque, qui a plongé les joueurs dans la perplexité la plus totale et qui vient confirmer que la guerre ouverte entre la Fecafoot et le ministère est loin d’être terminée. Pour suivre toute l’actualité brûlante des Lions Indomptables, une seule adresse : 237online.com, votre site d’infos sans concession.

Banlock tient les cordons de la bourse, Angbwa renvoyé dans les cordes

Dans cette bataille de territoires, c’est finalement le staff ministériel qui a pris le dessus. Car c’est bien Benjamin Banlock qui détenait les clés du coffre-fort. C’est lui qui s’est chargé de régler les factures des chambres réservées pour les joueurs et l’encadrement, fort du soutien financier du ministère des Finances. Une démonstration de force qui a laissé pantois Benoît Angbwa et ses troupes, contraints de quitter le Hilton penauds, sans même pouvoir accéder aux étages. Une humiliation cinglante pour le clan Eto’o, qui pensait avoir repris la main sur la sélection après l’acceptation par le président de la Fecafoot du sélectionneur Marc Brys. Mais c’était sans compter sur la détermination du ministre Narcisse Mouelle Kombi, bien décidé à ne rien lâcher dans ce bras de fer à distance.

Biya, le grand absent qui laisse pourrir la situation

Mais où est donc passé Paul Biya dans cette crise qui n’en finit plus de gangréner le football camerounais ? Lui qui aurait pu la désamorcer d’un simple coup de stylo présidentiel ? Son silence assourdissant laisse perplexe et jette le trouble sur les intentions réelles du chef de l’État. Soutient-il en coulisses la fronde anti-Eto’o menée par son ministre des Sports ? Ou laisse-t-il volontairement la situation s’envenimer, pour mieux faire émerger une solution négociée ? Nul ne le sait, tant le président camerounais cultive le mystère sur ses arrière-pensées. Mais une chose est sûre : en laissant ainsi les deux clans se déchirer sous les yeux médusés des Lions et de tout un peuple, Paul Biya porte une lourde responsabilité dans ce gâchis politico-sportif. Et il hypothèque un peu plus les chances de son pays dans la course au Mondial.

Les Lions sacrifiés sur l’autel de la guerre des égos

Car au milieu de ces querelles picrocholines, il y a d’abord des hommes. Des joueurs qui ne demandaient qu’à défendre fièrement les couleurs de leur pays, et qui se retrouvent pris en otage d’une guerre qui les dépasse. Que doivent-ils penser de ce cirque indigne qui se joue dans les coulisses de leur sélection ? Comment peuvent-ils préparer sereinement les cruciales batailles à venir dans un tel climat délétère ? C’est tout le drame de ce conflit fratricide : il sacrifie les intérêts sportifs du Cameroun sur l’autel des ambitions personnelles et des ego surdimensionnés. Samuel Eto’o et Narcisse Mouelle Kombi sont-ils prêts à enterrer la hache de guerre pour le bien des Lions ? Rien n’est moins sûr, tant les deux hommes semblent Arc-boutés sur leurs positions. Et c’est tout le football camerounais qui risque d’en payer le prix fort.

Un énième feuilleton de la série noire des Lions

Malheureusement, cet épisode n’est que le énième de la triste série qui secoue la tanière des Lions Indomptables depuis de trop longs mois. Entre affaires de détournement des financements des sponsors, soupçons de malversations, démissions en cascade et luttes d’influence en coulisses, la sélection camerounaise accumule les déconvenues en dehors des pelouses. Un feuilleton pathétique qui écorne un peu plus chaque jour l’image de ce maillot jadis si prestigieux, porté par des légendes comme Roger Milla, Thomas Nkono ou Rigobert Song. Des illustres anciens qui doivent se retourner dans leur lit en voyant le triste spectacle offert ce dimanche au Hilton. Le football camerounais mérite tellement mieux que ces chamailleries d’arrière-cour. Il est grand temps que les lions rugissent à nouveau… mais d’une seule et même voix !

Par Ulrich Mbekou pour 237online.com

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