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Cameroun – Célestin Bedzigui: «A l’heure actuelle, il y a une guerre civile froide entre les Bamilékés et les Bétis»

Pour le président du Parti de l’Alliance Libérale (PAL), si un diagnostic cru n’est pas fait, on ne pourra pas résoudre ce problème.

Célestin Bedzigui, le président du Parti de l’Alliance Libérale était ce 19 mai 2019, l’un des invités de l’émission hebdomadaire «Canal Presse», diffusée sur la chaîne de télévision privée, Canal 2 International.

Au cours de cette émission, consacrée à la fête de l’Unité, l’économiste de formation, a déclaré qu’au «Cameroun à l’heure actuelle, il y a un véritable front, une espèce de guerre civile froide entre les Bamilékés et les Bétis». Malgré les protestations de ses Co-panelistes, le président du PAL réitère ses propos et ajoute qu’on «peut toujours se réfugier dans le déni et ne pas reconnaitre le problème. Mais si on ne fait pas un diagnostic cru, on ne peut pas résoudre le problème».

Sur la question du vivre-ensemble, pour lui, c’est en réalité «une maladie imaginaire. Je suis né à Madagascar et j’ai vécu au milieu des jeunes de toutes les ethnies. J’ai été à l’université avec les gens de toutes les ethnies, j’ai été en entreprise il n y a jamais eu d’antagonisme au sein de l’entreprise parce que j’étais Eton et tel Bamiléké…», soutient-il.

«…En vérité, il y avait deux problèmes qu’il fallait analyser au Cameroun, au niveau de la gouvernance du pays. Il y a un problème sur l’horizontalité, c’est-à-dire des relations des camerounais par rapport à d’autres camerounais et celui n’avait pas encore atteint une situation de crise. En revanche, il y avait un autre axe, c’est l’axe de la verticalité, c’est-à-dire la relation entre ceux qui détiennent le pouvoir et les citoyens. Et c’est sur la verticalité là qu’il y a un malaise ou alors une perception qui ne satisfait plus tout le monde», soutient-il.

Selon lui, parce qu’on n’a pas voulu ou parce qu’on ne veut pas s’attaquer à ce problème qui se pose sur la verticalité, on n’a plutôt choisi d’en présenter un qui se poserait sur l’horizontalité et qu’on appelle vivre assemble. «Le vivre ensemble, je le répète, c’est une maladie imaginaire, les Camerounais n’en souffrent pas. En revanche, ce sur quoi nous devons aujourd’hui nous attaquer, c’est sur la gouvernance et nous pensons bien que à l’occasion de la mise en place de la décentralisation, ce problème-là sera embrassé», a-t-il martelé.

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Un commentaire

  1. La guerre civile dont parle Monsieur Bedzigui ne date pas d’aujourd’hui. A l’ouverture du pays à la démocratie, elle a été lancée par les suprématistes bamilékés dont la haine, qu’ils vouaient et vouent toujours au Président Paul Biya, a embrumé leurs cervelles. Les journaux de la sainte trinité, Messager, Nouvelle Expression et Challenge Hebdo, ont alors entrepris de déversé sur les populations des tonnes d’injures. Tchopbrokepot (ceux qui mangent et cassent la marmite), Bêtises (ce ne sont pas des êtres humains). Voilà un échantillon des insultes que subissaient quotidiennement les Betis dans la ville de Douala. Aujourd’hui, ce sont les mêmes insultes qui fleurissent dans les sites animés par les suprematistes bamilékés. Mais leur haine du Président Biya et des communautés betis ne leur suffit plus. Ils s’attaquent à leurs frères qui leur expliquent qu’ils fausse route. Le ministre Momo est ainsi voué aux gémonies. Pourtant, ce que Momo ne relève que du bon sens. Mais les suprematistes bamilékés n’ont plus une seule once de bon sens. Leur réveil sera douloureux lorsque le Cameroun sera devenu un État fédéral. En ce qui concerne l’État fédéré constitué des actuelles régions du Centre, de l’est et du Sud, les constituants de cet État fédéré apporteront une solution appropriée à la question foncière dont les principaux bénéficiaires sont les envahisseurs bamilékés. Le match que les suprematistes bamilékés veulent, nous le joueront tous, et nous verront alors qui marquera le penalty.

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