CORONAVIRUS AU CAMEROON
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Source : MINSANTE Cameroun -
Mise à jour : 29 juin 2020
Société

Cameroun – Campus: Des étudiants troquent leurs stylos pour des cache-nez

Suspendue depuis le 17 mars dernier pour cause de Coronavirus, cette reprise des classes actée ce 1er juin 2020, malgré la progression foudroyante de la pandémie a été le scénario d’inconfort et d’anxiété au sein la communauté estudiantine et de la société civile.

A vec près de 6000 mille patients positifs, il est difficile d’expliquer les motivations qui conduisent à une réouverture des salles de classes et cam-
pus. Déjà 8 heures du matin et l’ambiance est plutôt morose au sein des instituts supérieur privé. Cache-nez arborés et gel hydro-alcoolique à la main, ces étudiants peu enthousiastes, les visages dégageant de la crainte trainent le pas avant de rejoindre le cordon de sécurité présent à l’entrée desdits établissements. Cette stupeur présente en chacun d’eux est le fruit de l’évolution foudroyante des cas positif au Covid-19 en terre camerounaise. « Je suis plus que inquiet de rejoindre ma salle de classe en ce jour. Nous renvoyer à l’école en ce moment, dans un contexte marqué par la montée vertigineuse des cas de contaminations est une erreur à mon humble avis.

Déjà que tous n’avons pas le souci du respect des mesures barrières, mais nous sommes pouvons être en contact avec une personne malade et être contaminé », affirme Moise Mboundja, étudiant. En outre, cette peur perceptible au sein de ces différents établissements estudiantins n’est pas du simple apanage des apprenants, car le corps enseignant s’insurge de retour des apprenants en cette période critique. « Prenons juste le cas de l’utilisation des cahiers de texte que nous devrons remplir quotidiennement. Est-ce qu’un cahier se désinfecte-t-il ? Comment allons-nous faire avec la rotation dans des salles de classe pour dispenser nos leçons ? Cette situation semble très délicate à la limite dangereuse », confie un enseignant.

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L’anxiété parentale

Ce retour de classe a été également un moment difficile pour de nombreux parents. D’aucun inquiet et superstitieux ont tenus à être présent au point
de se substituer le temps d’une journée de chauffeurs pour leur progéniture tout en martelant à ces derniers le stricte respect des normes et mesures barrières édictée par les structures sanitaires et organismes internationaux. « Cette situation créé une psychose au sein des familles surtout pour nous autres parents. J’ai décidé conduire personnellement mes deux enfants pour m’assurer du bon respect des mesurer barrières et des normes de distançassions sociale. En outre, il fallait se rassurer que l’administration veille au respect de ces mesures au sein du campus », avoue Thomas Mbi Akono, parent d’étudiants. Cette première journée sinistre comparativement à l’ambiance habituelle au sein des structures universitaire peut-elle présager des lendemains meilleurs ? Une interrogation qui taraude l’esprit des camerounais en cette période où le Covid-19 défraie la chronique.

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Pierre SIMO TAPEYOUM (Stg)

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