Cameroun – Boko Haram: Les médias appelés à plus de responsabilité





Le communiqué du Conseil national de la Communication parvenu à notre Rédaction.[pagebreak]« Le président du Conseil national de la communication porte à la connaissance de l’opinion publique, des promoteurs et des professionnels des médias publics et privés que la situation délicate que connaît notre pays eu égard aux attaques terroristes perpétrées dans la zone septentrionale du Cameroun et les mesures mises en œuvre sur très hautes instructions du Chef de l’Etat pour y mettre un terme, ont suscité, ces derniers temps, une vague de messages et de réactions provenant de certains regroupements de personnes et de citoyens soucieux de la vie de leur pays.
Si ces messages se justifient en considération des sacro-saints principes de la liberté d’expression et d’association consacrée au préambule de la loi fondamentale du Cameroun, ils posent toutefois problème à l’appréciation de leur contenu, qui mentionne des déclarations et des insinuations conflictogènes, relayées par les médias publics et privés.
Compte tenu de ce qui précède, le président du Conseil national de la Communication,
– Considérant les recommandations des séminaires régionaux organisés à l’initiative du CNC du 25 au 28 août 2014 à Bafoussam et à Bamenda autour de la problématique de la responsabilité sociale des médias.
– Considérant qu’aux termes de l’article 04(1) du décret du 23 janvier 2012 portant réorganisation du conseil national de la Communication, cet organe « veille par ses décisions et avis au respect de la paix sociale, de l’unité et de l’intégration nationales dans tous les médias », Appelle les promoteurs et les professionnels des médias publics et privés, en cette période sensible où notre pays, en guerre déclarée contre un mouvement terroriste, a besoin de l’unité de toutes ses composantes pour contrecarrer les velléités ennemies, à s’atteler à accomplir en toute responsabilité leur mission d’information, de formation et de reliance sociale, en appréciant à chaque fois la nécessité de servir d’écho ou de support à des actions de nature à porter atteinte à la paix sociale.
Le Conseil national de la Communication se réserve le droit, le cas échéant, de mettre en œuvre toute mesure de régulation appropriée, conformément à la réglementation en vigueur.»
Yaoundé, le 10 septembre 2014
Le vice-président du CNC
(é) M. Peter ESSOKA

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