Société

Cameroun – 8 mars : La colère des femmes

A la veille de la journée qui leur est consacrée elle considèrent qu’elles restent marginalisées.

Une belle coïncidence. Les élections des maires de ville ont eu lieu au Cameroun pendant la semaine de la femme. Et aucune femme n’a été portée à la tête de l’une de ces mairies. Alors, pourquoi parader le 8 mars prochain, s’interroge Marie Christine Etoundi, la présidente de l’association internationale des femmes solidaires Cameroun France. Pas de femme maire de ville donc, comme il n’y avait déjà pas de femme délégué du gouvernement. « Même si on avait eu 3 sur 14, on s’en serait contenté et on aurait défilé à l’aise. Nous l’avons félicité quand les femmes ont occupé de vrais postes ministériels », indique Marie Christine Etoundi, qui ajoute que les regards des femmes sont désormais tournés vers le chef de l’État.

Les femmes se plaignent donc d’être toujours marginalisées. Aucune d’entre elles n’est gouverneur de région. Les deux maires femmes de Yaoundé sont tombées à la suite des dernières élections. A l’Assemblée nationale, il y a eu un léger mieux. Mais rien de bien important. Sur les 160 députés, moins de 60 sont des femmes. « Quand on a besoin d’applaudir on appelle les femmes, ajoute Marie Christine Etoundi, qui précise qu’il n’y a aucune femme à la tête 6 des régions et une seule à la tête des universités d’État. « Tout le monde ira dimanche applaudir.

Lire aussi
Cameroun : 7 morts et 18 blessés dans un accident de circulation au Sud-Ouest

Est-ce que c’est ça le but du jeu ? », s’interroge la présidente de l’association internationale des femmes solidaires Cameroun France. « Pourquoi on nous traite comme des êtres de seconde zone ? On ne va pas à la guerre contre les hommes. Mais on estime qu’on est avalées par eux. Trop c’est trop », ajoute-t-elle. Désormais, les femmes, qui pensent que le parti au pouvoir, le Rdpc, n’a pas tenu compte d’elles dans les investitures à ma tête des mairies, veulent se tourner vers le président national du parti. Elles se disent qu’il peut encore corriger le tir.

Jules Romuald Nkonlak

Afficher plus

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page