Economie

Bourse des matières premières agricoles: le Cameroun présente un potentiel favorable à l’implémentation de la Cce

C’est la conclusion du cabinet Eleni Llc, au cours de la réunion de validation du rapport de l’étude de faisabilité du projet de création de la Cameroon Commodity Exchange (Cce) en 2015, présidée par Luc Magloire Mbarga Atangana, ministre du Commerce (Micommerce), le 03 novembre à Yaoundé.[pagebreak]«Au cours de notre descente sur le terrain, nous avons discuté avec des producteurs, des commerçants du milieu rural, des responsables des sociétés financières, des personnes du secteur de la logistique. Nous avons rencontré les acteurs de certaines filières de commercialisation. Au terme de cette étude, nous avons constaté que le Cameroun a des activités et un potentiel favorables à la création d’une bourse des matières premières», a soutenu lundi dernier Eleni Gabre-Madhin, présidente directrice générale du cabinet Eleni Llc, à travers une présentation succincte des résultats de l’étude de faisabilité réalisée.
En effet, cette prospection a permis, entre autres, d’identifier les produits à négocier en Bourse, d’évaluer les capacités d’entreposage du pays, les équipements et les infrastructures de télécommunications nécessaires à l’implantation de la Cce. Et Jean Marc Anga, directeur exécutif de l’Organisation internationale du cacao (Icco) et porteur du projet révolutionnaire de renchérir : «Aujourd’hui, nous avons la confirmation de ce que nous pensions déjà, à savoir que le Cameroun a le potentiel non seulement pour mettre en œuvre mais également pour faire marcher positivement une bourse des matières premières».
Un cadre d’échanges commerciaux transparent et intègre. Mais pour rendre la Cce opérationnelle, il faut, selon le ministre Luc Magloire Mbarga Atangana, mettre sur pied un cadre d’échanges incitatif et adapté au contexte camerounais dans un délai de 12 mois : «un cadre législatif et réglementaire ; la constitution des infrastructures d’entreposage ; le recrutement et le renforcement des capacités des acteurs du marché et la mise en place d’un ensemble intégré d’opérations commerciales». Bien plus, dès le départ, «la Bourse introduira progressivement sur la plateforme, et sur une période de 4 ans, 8 produits agricoles : le maïs, le sorgho, le mil, le cacao, l’huile de palme, le manioc séché et la coton», a-t-on appris du Mincommerce qu’accompagnaient les responsables des administrations concernées par le projet et des acteurs des secteurs (public et privé) des filières des matières premières au Cameroun. Et les villes de Yaoundé, Douala, Abong-Mbang, Kumba, Bamenda, Foumbot, Ngaoundéré, Touboro et Kaélé abriteront les marchés d’appoint.
Affranchissement du petit producteur agricole. La Cce qui sera la toute première Bourse à ouvrir les portes en Afrique centrale et dans l’espace Afrique francophone est «une initiative transformationnelle de l’économie nationale» et d’affranchissement du petit producteur camerounais des multiples intermédiaires qui prélèvent au passage des commissions l’appauvrissant, «fonctionnera dans un premier temps comme un marché comptant, et s’étendra ensuite pour devenir un site virtuel». Et plus tard, selon le Mincommerce, «cette plateforme d’échanges virtuels deviendra un marché à terme plus complexe, couvrant l’ensemble des produits agricoles du pays». En rappel, le protocole d’accord tripartite pour la réalisation de l’étude de faisabilité pour la mise en place d’une bourse des matières premières dont le rapport vient d’être validé a été signé entre le gouvernement camerounais, l’Icco et le cabinet de consultance Eleni Llc, le 17 février dernier.

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Pierre Amougou

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