Afrique

Ahmad Ahmad: Un vrai « ami » du Cameroun s’en va

La pression qu’il a maintenue sur le Cameroun a permis aujourd’hui de disposer d’infrastructures sportives de classe internationale.

Avec Ahmad Ahmad, le Cameroun, en tant que pays organisateur de la CAN 2021 n’a jamais eu le sommeil tranquille. C’est d’abord lui qui a décidé du retrait de l’organisation de la CAN 2019 au Cameroun. Les assurances des autorités camerounaises que le Cameroun devait être prêt pour organiser cette compétition en 2019, n’ont pas suffi pour rassurer le président le Confédération Africaine de Football (CAF). Ce, du fait notamment de nombreux retards pris dans certains chantiers des infrastructures liées à l’organisation de cette compétition. À Garoua par exemple, les travaux avançaient lentement sur certaines des structures hôtelières et des terrains d’entraînement prévus. À Yaoundé, sur le site du Stade Paul-Biya (60 000 places), les ouvriers avaient fait la grève pour réclamer des salaires impayés, et beaucoup restait encore à faire. À Bafoussam, les principales interrogations concernaient l’avancée de la réfection des voiries ; A Douala, la voie d’accès au stade de Japoma n’était toujours pas terminée. Bien de situations qui prévalent encore jusqu’aujourd’hui. Toute chose qui fait que la capacité du Cameroun à accueillir la Coupe d’Afrique des nations en 2021 suscite toujours des interrogations. Une situation à l’origine des visites successives de nombreuses délégations Une délégation de la CAF au Cameroun, à l’instar de celle de janvier dernier conduite par Ahmad Ahmad lui-même, pour évaluer la situation.

Au Cameroun, la CAF est également attentive aux questions sécuritaires. Dans le Nord, avec la menace que constitue Boko Haram, et dans les régions anglophones de l’ouest du pays, où les tensions restent vives. Si la situation est calme à Limbe, elle l’est moins à Buea, où des sites d’entraînement sont prévus. Il est clair que ces différents retards interpellent. D’autant plus que si la CAN a lieu en janvier et février. Il faudra que les travaux soient terminés plus rapidement. La pression sur le Cameroun est d’autant plus forte que l’hypothèse d’un plan B n’a toujours pas été écartée par la CAF même si les responsables de la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT) se montrent rassurants.

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Après l’Algérie, c’est aujourd’hui le Gabon – qui a accueilli la CAN 2017 et celle de 2012, conjointement avec la Guinée équatoriale – qui est évoqué. Adel Hajji, vice-président du secteur médiatique de la CAF, avait pour cela affirmé, lors d’une émission sur la télévision algérienne, que des discussions avec Libreville ont été entamées au cas où le Cameroun ne soit pas en mesure de répondre au cahier des charges. Une information confirmée par un ancien joueur gabonais, bien introduit dans les instances du football de son pays. « Il y a eu des discussions, certes informelles, entre la CAF et le Gabon. Mais elles ont bien eu lieu. » Néanmoins, cette pression permanente de la CAF a permis aujourd’hui au Cameroun, de disposer d’infrastructures sportives de classe internationale.

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