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11 décembre 2021-11 décembre 2022: Voici le vrai bilan de Samuel Eto’o à la FECAFOOT

Un an plus tard, il est aisé de faire le point sur l’action de celui qui avait proclamé redonner au football toute sa grandeur.

A l’heure actuelle, il n’a jamais été plus éloigné de cet objectif. La sortie peu glorieuse au premier tour de la Coupe du Monde de la FIFA Qatar 2022 des Lions Indomptables sonne comme un symbole, celui d’un retour des crises et des contre-performances, où le Maroc et le Sénégal, sans tambour ni trompette, ont hissé haut l’honneur de l’Afrique.

RÉSULTATS SPORTIFS PEU HONORABLES

on cherchera en vain les faits d’armes sportifs à mettre dans cette rubrique tant nous avons tout perdu pendant cette première année. La CAN TotalEnergies 2021 au Cameroun apparaît comme le meilleur résultat sportif avec une troisième place chèrement acquise. C’était alors les Lions Indomptables version Conceicao, qui seront démantelés quelques temps après pour installer l’équipe de Rigo.

On connaît la suite : 10 matchs disputés, trois victoires, quatre défaites et trois nuls. Avec une élimination au premier tour de la CDM, beaucoup de regrets et des scandales (Onana, Ngadeu, achat des places, accusation de pédophilie…)

La CAN Féminine désastreuse au Maroc, avec pour la première fois (depuis 2015) une non-qualification directe pour la coupe du monde féminine. Pour les catégories inférieures des Lions Indomptables, il vaut mieux refermer la page.

BAISSE DES SALAIRES DES EMPLOYÉS DE LA FECAFOOT

Au cours d’un séminaire avec les journalistes, Samuel Eto’o a construit le mensonge de trois mois d’arriérés de salaire quand il arrive le 11 décembre 2021. Pendant son interview à Canal 2, il pousse le bouchon du mensonge plus loin en parlant de sept mois d’arriérés de salaire. La vérité : Les employés de la FECAFOOT n’accusaient aucun arriérés de salaire. Ils attendaient leur salaire de décembre peu avant les fêtes comme de coutume, plus le treizième mois. A cause de Dadis Camara, les employés n’ont eu en ce mois de fête ni leur salaire ni leur treizième mois, qui ne sont intervenus qu’en janvier, après les fêtes.

Comme il n’a rien fait pour améliorer les conditions de travail et les rémunérations des employés fédéraux, Dadis Camara cherche un point d’appui. Pire, depuis deux mois, les salaires des employés de la FECAFOOT ont subi une ponction inexplicable et injustifiable. Il leur a été dit que cette baisse de salaire, d’un tiers pour certains, s’explique par l’augmentation de la masse salariale. Et qui l’a augmentée par des recrutements inopportunes et fantaisistes ?

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LA DIVISION A LA PLACE DU RASSEMBLEMENT : LA POURSUITE DES AFFAIRES AU TAS ET AU TRIBUNAL FÉDÉRAL SUISSE

Le président de la FECAFOOT a dit avoir rassemblé les acteurs du football prenant prétexte de la convention avec quelques délégués has been de l’AG de 2009. La vérité est que cette AG demeure profondément divisée même si Daddis Camara a embarqué la majorité avec lui dans les procédures au TAS.
Maintenant, le rassemblement souhaité aurait dû réunir les acteurs du moment. Force est de constater que Dadis Camara n’a pas réuni, au contraire. La revue des troupes donne ce constat de conflit grave avec :

  • le camp de Abdouraman : actuellement en contentieux avec la FECAFOOT au Tribunal Fédéra Suisse
  • les proches de son prédécesseur Seidou Mbombo : Il a fait incarcérer Parfait Siki, l’ancien SG, et Liliane Mbog, ancien directrice Marketing, et a licencié plusieurs autres sans payer aucun droit
  • la tutelle ministérielle : les salamalecs de Samuel Eto’o en direction du Minsep pendant la Coupe du Monde n’ont pas effacé un an de défiance et de manque de respect. Un an pendant lequel la brigade numérique de Tsinga pilotée par le cabinet Ascese a mis un contrat sur le Pr Narcisse Mouelle Kombi, avec injures et insultes.
  • François Famawa : président de Panthère du Nde, interdit de toute activité liée au football pendant cinq ans. Il est au TAS contre Dadis Camara
  • le Général Semengue et ses proches : actuellement en contentieux avec la FECAFOOT au TAS à la suite de la dissolution de la LFPC
  • Guibai Gatama, membre du comité exécutif illégalement exclu et qui est non seulement au TAS parce qu’il considère que Eto’o n’est plus président de la Fecafoot depuis sa condamnation en Espagne, mais également dans des procédures à la Fifa et à la CAF.
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ACCUMULATION ARRIÉRÉS DES OFFICIELS, DES SUBVENTIONS AUX CLUBS ET AUX LIGUES DÉCENTRALISÉES

Cela fait tâche. Même si les présidents de clubs d’élite One et Two se taisent par peur de représailles, ils restent en attente des subventions promis par le président de la FECAFOOT l’année 2021-2022 et dont ils n’ont reçu qu’une partie. De plus, ils sont plus que dubitatifs sur la capacité de la FECAFOOT à payer les 48 millions par club annoncé par Samuel Eto’o (cela représente tout de même plus d’un milliard pour les 22 clubs d’élite One, sans compter l’élite two). Une fédération qui emprunte à droite et à gauche peut-elle tenir un tel engagement ? Déjà, elle Doit payer sa dette fournisseurs.
Les prestataires de la FECAFOOT sont aux abois, à l’image des propriétaires d’hôtels à Bafoussam qui n’ont toujours pas été payés après que la FECAFOOT y a logé les équipes pour le championnat la saison dernière.

Les officiels (arbitres, commissaires de match et inspecteurs de match) sont en attente du paiement de leurs arriérés de frais. Il faut rappeler que ces fonds représentent les frais de transport, d’hébergement et de nutrition des officiels lors des matchs. Leur non-paiement peut expliquer les problèmes d’achat de match qui ont plombé les résultats et terni l’image du championnat 2021-2022.

Les Ligues décentralisées ont vécu la pire année de leur vie en 2021-2022, avec une diminution drastiques des subventions, certaines allant du simple au tiers. Une politique suicidaire de la FECAFOOT qui compromet ainsi le football amateurs qui s’est peu joué. Or, c’est la mamelle nourricière du football professionnel, où les clubs viennent détecter les pépites qui vont éclore en élite voire à l’international.

8 MILLIARDS D’EMPRUNT DE DADIS CAMARA

Près de 5 milliards empruntés auprès de l’Etat du Cameroun quelques temps avant la Coupe du Monde de la FIFA Qatar 2022. Dans une correspondance du ministre des Finances marquant l’accord présidentiel pour cette avance de trésorerie, Louis Paul Motaze a fixé au 31 décembre 2022 le délai de remboursement. Il reste 12 jours.

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Dans le même temps, comme s’il s’empressait de dépenser les moindres ressources disponibles, le président de la FECAFOOT a obtenu un emprunt de 3 milliards auprès de UBA, de son ami Tony Elumelu. Comme garantie, le président de la FECAFOOT a produit des AVI (Attestations de virement irrévocable) délivrés par certains sponsors, y compris le très controversé One All Sports. Ce dernier qui voit rouge dans le décompte de la vente des maillots des Lions Indomptables pendant la Coupe du Monde. Le raz-de-marée financier ne s’est pas produit, alors qu’il faut rentrer dans les frais engagés par Edimo et tous les intermédiaires du business.

Tout cela sans préjudice des dommages qu’il faut se préparer à payer au Coq sportif dans les prochains mois. D’après nos informations, le Coq sportif s’apprête à opérer un cantonnement du money prize du Cameroun auprès de la FIFA (8 millions d’euros) en attendant la sentence du tribunal du commerce de Nanterre en France. Le Coq sportif sait que passé ce paiement, la FECAFOOT va rentrer dans une disette financière.
L‘avenir de la FECAFOOT et du football camerounais sur La base des faits est inéluctablement noir. Que viva la Révolution !!!!!

BORIS BERTOLT

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