Yaoundé : quatre présumés voleurs devant la justice après le meurtre d’une jeune fille

Des bandits aux arrets

Le tribunal de grande instance de Yaoundé a examiné le 27 février dernier une sombre affaire de vol avec violence ayant entraîné la mort d’une victime de 18 ans, Béatrice Gangmo. Quatre individus étaient jugés pour ces faits survenus en août 2022 dans le quartier Nsimeyong. Si l’un d’eux est passé aux aveux, les trois autres continuent de nier leur implication.

Une nuit fatale à Nsimeyong Tout commence dans la nuit du 2 août 2022, au lieu-dit « Tam-tam » à Yaoundé. Quatre individus font irruption dans une parcelle et use de violence pour dérober téléphones portables et effets personnels à plusieurs victimes. L’une d’elle, Béatrice Gangmo, âgée seulement de 18 ans, finira par succomber sous les coups de ses agresseurs.

Interpellés quelques jours plus tard, les suspects comparaissent enfin le 27 février. Willy Makwala Nya, Landry Tatokouo, Wilfried Djougue et Julien Nyangono doivent répondre des chefs d’accusation de vol aggravé et violences ayant entraîné la mort.

Aveux en demi-teinte

Face au juge, seul Julien Nyangono reconnaît finalement sa participation aux faits. Il déclare avoir assisté, impuissant, au vol et tabassage de la malheureuse Béatrice ainsi que des autres victimes. Les trois autres accusés continuent pour leur part de nier toute implication, en dépit des charges qui pèsent contre eux.

Selon l’accusation, Willy Makwala Nya était le conducteur de la moto qui a transporté les agresseurs. Quant à Landry Tatokouo et Wilfried Djougue, s’ils n’ont pas participé à cette agression précise, ils sont soupçonnés d’avoir commis des vols similaires avec ce groupe par le passé.

Le tribunal a mis sa décision en délibéré au 26 mars prochain. D’ici là, les quatre suspects restent écroués à la prison centrale de Kondengui, où ils croupissent depuis leur arrestation fin août 2022, soit 6 mois déjà…

Une fois de plus, cette affaire jette une lumière crue sur l’insécurité galopante qui mine le quotidien des Yaoundéens. Mais aussi sur le calvaire des victimes et le déchirement des familles endeuillées, qui peinent à obtenir justice. Espérons que le verdict rendra hommage à la mémoire de Béatrice Gangmo, 18 ans, fauchée au seuil de sa vie par la sauvagerie humaine.

Par Jean Fernand Onana pour 237online.com

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