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Source : MINSANTE Cameroun -
Mise à jour : 23 mai 2020
AfriqueEconomie

Trafic Transfrontalier: Un mot d’ordre de grève des transporteurs gabonais menace au Cameroun

Courroucés entre autres par les tracasseries routières qui jonchent l’axe menant de Libreville au marché transfrontalier d’Abang-Minko’o au Cameroun, ces transporteurs du pays voisin ont lancé un mot d’ordre de grève qu’ils observent depuis le 20 janvier dernier. Une situation qui paralyse le marché d’Abang-Minko’o.

La communauté des opérateurs économiques du Gabon notamment les transporteurs des vivres frais et autres denrées alimentaires se plaignent en effet, non seulement de l’augmentation des postes de contrôle sur le corridor Libreville – Abang-Minko’o, mais aussi de la hausse des taxes douanières sur la banane plantain au niveau de Bitam. A cet effet, un mot d’ordre de grève a été prononcé pour une durée indéterminée.
En effet selon certaine source gabonaises dignes d’intérêt, plusieurs plaintes avaient été déposées auparavant à l’endroit des autorités compétentes et au niveau de Bitam et Libreville dénonçant notamment deux aspects tracassiers à savoir les contrôles routiers et la fiscalité.

En ce qui concerne l’augmentation des barrières routières, l’initiative est reconnue du Maire de Bitam. Ainsi, on dénombre à ce jour 17 postes de contrôle entre Eboro et Bitam, et une quarantaine entre Eboro et Libreville. A en croire les commerçant gabonais, tous ces postes constituent des véritables lieux où les usagers se font extorquer de l’argent. Toute chose qui fait demander à plus d’un le véritable rôle des postes de contrôle sur un axe routier. « Est-ce pour des fins sécuritaires que le Maire a ordonné ceci, ou bien c’est juste pour ratisser les poches des usagers », s’interroge Roger Menye, un transporteur gabonais.

Pour répondre aux aspirations des commerçants, une réunion présidée par le Préfet du Woleu-Ntem s’est tenue le 13 décembre 2019, en présence du Maire et des présidents des syndicats des transporteurs et commerçants soldée par plusieurs résolutions en faveurs des plaintes. Curieusement, aucune de ces résolutions n’a été appliquée jusqu’à ce jour.

Parlant du volet économique, les nouvelles taxes douanières imposées aux transporteurs et commerçants créent de vives tensions. Selon des sources dignes de foi, l’on est passé d’un dédouanement de 70 000 à 200 000 FCFA pour un canter de banane plantain sans qu’aucune explication logique ne leur ait été donnée. D’aucuns affirment que ces décisions viennent des autorités de Libreville « qui sont couchées sur leurs lauriers ne connaissant pas les réalités sur le terrain ». Pour trouver une issue favorable à ce problème, le Premier Ministre gabonais a promis organiser avec les parties civiles dont la présidente des commerçants gabonais, Patience Dabani. Ladite réunion prévue pour se tenir le vendredi 24 janvier 2020 à Libreville.

Ce jeudi, le climat au marché Mondial d’Abang-Minko’o, deux jours seulement avant samedi, jour de marché, est morose. Les magasins de stockage marchandises y sont presque tous vides. Les commerçants camerounais qui sont pour la plupart au courant de la situation au Gabon préfèrent ne pas prendre le risque. Les deux situations sus-évoquées mettent donc à mal l’activité économique du Gabon et avec de lourdes répercussions au Cameroun. Les fournisseurs en vivres frais aux abois, dans les deux pays frontaliers, les experts parlent d’une chute drastique des recettes douanières. Vivement donc que des mesures urgentes soient prises pour relancer l’activité des transporteurs de ce corridor. Il y va d’ailleurs de l’intérêt, non seulement des pays frontaliers, mais aussi de la politique d’intégration sous-régionale impulsée par la Cemac.

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