Sarah Mullally reçue à Yaoundé après cinq jours au Cameroun

Sarah Mullally - archevêque de Canterbury reçue à Yaoundé

Une audience de trente minutes, et un message clair sur la cohabitation religieuse. L’archevêque de Canterbury, Sa Grâce Sarah Mullally, a été reçue le 4 août 2026 à la présidence de la République par Ferdinand Ngoh Ngoh, secrétaire général au nom du chef de l’Etat. La visite pastorale de cinq jours touchait à sa fin, avant son départ pour l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen.

Une tournée qui a couvert trois régions

Sarah Mullally, première femme à diriger l’Eglise anglicane, a parcouru le Littoral, le Centre et le Sud durant son séjour. Douala, Yaoundé, elle a rencontré fidèles, autorités religieuses et responsables gouvernementaux. Le passage par la présidence marquait la dernière étape de ce programme chargé.

Devant les caméras, l’archevêque n’a pas caché sa satisfaction. « Je veux dire à tous les Camerounais qui m’ont accueillie que j’ai un cœur généreux », a-t-elle déclaré, insistant sur « la chaleur » de l’accueil reçu tout au long du séjour.

Elle a aussi salué la manière dont catholiques, anglicans et autres confessions coexistent au pays, malgré leurs différences. « Je voulais savoir si le Cameroun est un exemple en matière de profondeur de foi », a-t-elle confié, avant d’ajouter qu’elle repart convaincue que oui.

Franchement, ce genre de visite passe souvent inaperçu dans l’agenda diplomatique. Mais celle-ci a mobilisé du monde, y compris le haut-commissaire britannique au Cameroun, Matt Woods, présent à ses côtés durant tout le déplacement.

Une diplomatie religieuse qui dépasse le protestant

Un peu plus tôt dans la journée, Sarah Mullally avait également été reçue par le ministre des Relations extérieures, Mbella Mbella, pour évaluer l’état de la collaboration entre le gouvernement et les institutions religieuses. Le ministre a assuré que le 106e archevêque de l’Eglise d’Angleterre a trouvé au Cameroun un pays où la tolérance religieuse existe et où elle est valorisée dans la politique étrangère.

C’est un message que Londres cherchait visiblement à entendre. Les institutions religieuses, disait Mbella Mbella, jouent un rôle dans la promotion de la paix et de l’unité entre citoyens. Difficile de ne pas y voir une manière pour Yaoundé de rappeler sa carte diplomatique religieuse face à ses partenaires occidentaux.

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✍️ À propos de l'auteur
Alain-Claude Ndom
Alain-Claude Ndom

Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.

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