Société

Restriction de vente d’arme blanche dans le NOSO : un coup d’épée dans l’eau ?

Une bonne frange des camerounais rencontré, pensent que ce n’est pas l’objet dont on se sert pour tuer qui fait problème, mais la mentalité de ceux qui tue.

Ils préconisent donc de « retravailler » la mentalité des terroristes. Le Ministre de l’Administration Territoriale Paul Atanga Nji vient d’instruire aux gouverneurs des deux Régions anglophone du Cameroun, de contrôler l’acquisition et l’utilisation des armes blanches, à savoir les machettes, les couteaux les fers à béton et autres, ces matériaux dont se servent de plus en plus les terroristes dans leurs crimes. Cette décision fait suite à la décapitation d’une dame le 11 août dernier à Muyuka dans le Sud-Ouest.

Pour quelques-uns des compatriotes rencontrés, c’est une mesure salutaire que vient de prendre le gouvernement, parce que la majorité des crimes et autres assassinats enregistrés ces derniers jours dans les Région du Nord-Ouest et du Sud-Ouest sont commis à l’aide des armes blanches, notamment les machettes.

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Beaucoup d’autres quant à eux doutent de l’effectivité de cette mesure. « Qu’est-ce qu’on appelle arme blanche ? » se demande Joseph avant de poursuivre, « l’arme blanche c’est tout ce dont tu peux utiliser pour faire du mal. Un bon gourdin est une arme blanche, un poigné de sable est une arme blanche… » il trouve que cette décision est une spéculation inutile. « Quel est ce paysan qui ne doit pas avoir la machette pour travailler, dans son champ, quelle est cette maman qui ne doit pas avoir la houe pour ses travaux champêtres, ou le boucher qui n’utilisera pas le couteau et la hache ?

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Cette mesure est un coup d’épée dans l’eau et ne saurait résoudre le problème de la violence, affirme pierre un opérateur économique : « Celui qui est violent est prêt à utiliser n’importe quoi pour commettre son forfait. Ce n’est pas en interdisant la vente des couteaux et des machettes qu’on va mettre un terme à certaines atrocités. Ce n’est pas l’objet qu’on utilise pour faire la violence qui fait problème, c’est la mentalité de ceux qui font la violence qu’il faut retravailler ».

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