Afrique

Coup d’état constitutionnel au Mali : les larmes de crocodile de la France et de la CEDEAO

Les militaires sous la conduite semble-t-il du Colonel Malick Ndiaw vient de renverser le Président Ibrahim Boubacar Keita et son Gouvernement, pourtant élu démocratiquement par le peuple malien.

Selon les informations puisées à bonne source, le Président Ibrahim Boubacar Keita et son Premier Ministre Boubou Cissé ont été arrêté cet après-midi par les militaires en révolte à Bamako de même que de hautes personnalités civiles et militaires.

Les frondeurs se sont abstenus de toutes déclarations. Les coups de feu ont été entendus dans la capitale malienne, et à 15 kilomètre de là dans le camp militaire de la capitale désormais sous le contrôle des officiers. Les fonctionnaires ont été sommés de rentrer chez eux. À la télévision malienne, il n’y a pas âme qui vive. Ce n’est pas certes le premier coup d’état qui survient au mali, mais cette fois-ci le contexte est quelque peu différent.

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Pas plus tard que ce matin, l’un des leaders du M5 qui regroupe l’essentiel de l’opposition malienne, à savoir l’iman Dicko, reconnaissait de manière explicite que Ibrahim Boubacar Keita avait été élu démocratiquement par les malien, y compris lui-même. Toujours dans cette même interview, il disait n’être pas de ceux qui voulaient le départ du Président malien, comme condition sine qua non au retour de la paix dans son pays, entre autres révélations.

Maintenant avec ce qui vient de se passer au mali, on peut dire sans risque de se tromper que les journalistes de RFI qui ont accordé une interview à au leader djihadiste de la contestation, étaient au courant de ce qui se tramait à Bamako, sans nul doute informé par les officiels du Quai d’Orsay, qui vraisemblablement à défaut d’être dans le coup, ont laissé faire.

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La CEDAO, qui n’est qu’une caisse de résonance, des puissances impérialistes occidentale a même eu à détourner l’opinion internationale par le biais d’un communiqué qui faisait savoir que la situation est au contrôle, et que les militaires devaient retourner dans les casernes
Quoi qu’il en soit, si la France avait voulu sauver le fauteuil d’IBK, elle aurait pu le faire sans effusion de sang comme ce fût le cas en Côte-d’Ivoire quand il a fallu tout mettre en œuvre pour que leur mentor Alassane Dramane Ouattara accède au pouvoir. Maintenant que le vin est tiré, il faut le boire jusqu’à la lie, sans faux semblant.

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