Procès des journalistes: Affaire Bindji et Cie : les débats renvoyés au 10 août

«Je ne suis pas surpris par cette décision de Justice car c??est un dossier politique. C??est une grave atteinte à la loi car rien n??est respecté dans ce procès». Tels sont les propos de Me Emmanuel Pensy, hier mardi 22 juin 2010, après le renvoi de l??affaire opposant Ananie Rabier Bindji, Aboya Manassé Endong, Alex Gustave Azebaze et Thierry Ngogang au ministère public. Après les renvois du 8 et 15 juin 2010. Alors que tout le monde attendait le verdict sur les exceptions soulevées par la défense des journalistes, l??affaire a de nouveau été renvoyée pour le 10 août 2010. Ces exceptions portaient sur le double plan de la forme et du fond, sur les carences et les

imprécisions de la procédure. Lors de l??avant-dernière audience du 8 juin, Me Ngnié Kamga avait fait observer «qu??il n??existe pas de procureur de la République près les tribunaux de première et grande instance de Douala Bonanjo lequel a requis la citation directe. Le tribunal de grande instance est celui du Wouri. Les TPI sont deux parquets d??instance. Ceux de Ndokoti et de Bonanjo». Ensuite, Me Jackson Ngnié Kamga, avait précisé que les droits de la défense ont été violés. Par voie de conséquence, selon l??article 3, sus évoqué, « la violation d??une règle de procédure pénale est frappée par la nullité absolue?? ». Pour enfoncer le clou, Mes Pensy et {module Publicité 300_250|none}Bisseck avaient relevé que «le président du tribunal de première instance de Douala Bonanjo a été saisi par un procureur de la République qui n??existe pas»Toutes ces exceptions et bien d??autres ont été balayées par la collégialité qui annonce des débats au fond le 10 août 2010 pour établir la responsabilité des mis en cause. Bon à savoir, ces journalistes sont cités à comparaître pour «être entendus sur la prévention d??avoir à Douala, le 1er juin 2008, en tout cas dans le temps légal des poursuites, ensemble et de concert, relaté publiquement une procédure judiciaire non définitivement jugée dans les conditions telles qu??ils influencent même intentionnellement l??opinion d??autrui pour ou contre l??une des parties». Les quatre journalistes sont plongés dans une incertitude quant au timing de la procédure engagée par le ministère public. En attendant le 10 août, la défense qui dispose de quarante huit heures pour s??opposer à cette décision,a décidé de faire appel.Etame Kouoh

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *