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L'ouverture sur le Cameroun

Affaire Polycarpe Abah Abah Report : délibéré le 2 juillet prochain

Jeudi 17 juin courant, le juge Gilbert Schlick, président du tribunal de grande instance de Yaoundé, a davantage assisté en spectateur à une confrontation entre les avocats de la défense et le ministère public. La pomme de discorde qui divise les deux parties porte sur la compétence du tribunal à juger l??ex-Minfi. Selon les avocats de la défense, la procédure a été viciée, violée et plombée depuis l??arrestation dans des conditions troubles de leur client, sa garde à vue, sa détention dans la maison d??arrêt de Kodengui, l??information judiciaire?? D??où l??introduction des exceptions portant sur la nullité du procès et la libération sans conditions de Polycarpe Abah.

Réagissant à son tour, le ministère public avait affirmé la compétence du tribunal en jugeant irrecevables, les exceptions de la défense.Le 17 juin 2010, les avocats de la défense ont produit des requêtes à l??adresse du tribunal, allant dans le sens contraire de l??irrecevabilité de la position du ministère public sur la nullité de la procédure mettant en cause l??ex-MINEFI. Comme si cela ne suffisait pas, le même ministère public a estimé que le juge n??est pas compétent pour statuer ni même pour trancher de la partie de la procédure ayant été menée par le juge d??instruction. « Nous essayons de réagir aux requêtes du Ministère public qui pense qu??on peut violer improprement la loi de manière chirurgicale en prenant les parties qui l??arrangent et en faisant le choix de rejeter tout ce qui peut le contrarier. Comme si cela ne suffisait pas, le ministère public s??amuse volontairement à fonder ses exception sur la nullité relative alors que c??est de la nullité absolue de la procédure dont nous parlons » explique un des avocats de la défense. Une position que partage le collectif qui n??a pas manqué de souligner que le ministère public ruse et use des voies insondables, pour faire pression sur le tribunal et amener le tribunal à s??écarter de la réalité même de l??affaire.Le Droit à la présomption d??innocence{module Publicité 300_250|none}Tout le long du procès, les avocats de la défense ont fait référence à la dernière sortie du ministre de la Justice dans les médias où, s??exprimant longuement sur la manière jugée cavalière et sans relief, avec laquelle sont menées à l??abattoir les « coupables » désignés pour détournements des fonds publics dans le cadre de l??opération Epervier. A les croire, le ministre de la Justice qui est garde des Sceaux tire la couverture de son coté, de même qu??il essaye au forceps de justifier ses actes, qui pour la majorité sont opérées dans l??illégalité. « On peut comprendre dans sa récente sortie médiatique, la volonté de mettre en garde les magistrats, mais davantage cette envie d??obliger le tribunal à trancher sans avoir jugé, d??autant plus qu??il déclare ??mettre quiconque au défi de prouver que toutes les personnes arrêtées dans le cadre de cette opération, n??ont pas volé.?? Le ministre ne peut faire de telles affirmations alors que le procès suit son cours.  On peut dire qu??il influence le tribunal », affirme un avocat.La sortie dans les médias du ministre de la Justice a irrité et indigné toutes les personnes arrêtées, et qui jusqu??ici, ne sont pas toujours jugées mais croupissent dans les maisons d??arrêt. Au sortir de l??audience dont un nouveau renvoi a été prononcé pour le 2 juillet prochain, en raison pour le juge de statuer et vider le délibéré sur la différentes exceptions, une rumeur a circulé sur la possibilité envisagée par les victimes des arrestations jugées arbitraires, de porter plainte contre Amadou Ali, le ministre de la Justice et Garde des sceaux.

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