Prison de Kondengui : Abah Abah, Marafa et Yves Michel Fotso transf�©r�©s au Sed

Les trois prisonniers de luxe sont confinés à l??isolement depuis vendredi dernier dans des cellules aménagées du secrétariat d??Etat à la Défense.Polycarpe Abah Abah, Marafa Hamidou Yaya et Yves Michel ont finalement été transférés dans des nouvelles cellules individuelles récemment aménagées dans les sous-sols du Secrétariat d??Etat à la défense, sis au quartier du lac, en face de la Légion de gendarmerie du Centre à Yaoundé. Ce transfèrement qui était annoncé depuis le 18 mai 2012 est finalement devenu effectif le vendredi 25 mai. C??est vers 19h30mn que une trentaine d??éléments lourdement armés et cagoulés des forces spéciales du Gpign (Groupement polyvalent d??intervention de la gendarmerie nationale), une unité d??élite de notre gendarmerie spécialisée dans la répression du grand banditisme, se sont pointés à bord de deux

pick-up et un mini bus à la prison centrale de Kondengui, parés de leurs gilets de protection. Le chef de la troupe, un agent du Service central de recherches judicaires, s??engouffre aussitôt dans le bureau du régisseur accompagné d??une dizaine d??éléments pendant que les autres se positionnent à l??extérieur du pénitencier. Après un bref échange avec Médard Bomotoliga qui, selon une source introduite, a été mis devant le fait accompli, ordre est donné de faire venir illico presto les trois détenus Vip concernés par la mesure de transfèrement. Marafa et Yves Michel Fotso qui se livrent à une partie de tennis de table sont approchés par un gardien de prison qui signifie discrètement à l??ex-Adg Camair de se rendre au bureau du régisseur. Il abandonne aussitôt sa raquette que récupère Zogo Andela qui poursuit la partie de ping-pong.  Quelques temps après, Marafa est à son tour invité à se présenter chez le régisseur. Il a juste le temps de troquer son haut jogging  avec un blouson. C??est une fois sur les lieux où se trouvent déjà Abah Abah et Yves Michel Fotso que le régisseur les informe de la mesure de transfèrement qui les frappe.
Traumatismes
C??est alors que Yves Michel Fotso exige qu??il lui soit présenté le mandat de transfèrement. Mal lui en prend puisqu??il est tout de suite jeté au sol par un balayage d??un des dix éléments cagoulés qui venaient de faire irruption dans le bureau. Tentant d??opposer une résistance, il est littéralement molesté par la suite et traîné au sol du bureau du régisseur jusqu??aux escaliers qui séparent le grand portail d??entrée de la route où se trouvent stationnés les trois véhicules. L??on fait état, du côté des proches de la famille, de quelques traumatismes physiques subis par ce détenu qui a voulu s??opposer à un transfèrement qui aura pris tout le monde court, y compris les conseils des concernés. Polycarpe Abah Abah quant à lui se contentera, avant de prendre congés, de remercier le régisseur et les gardiens de prison. Et c??est pour avoir posé un acte d??indiscipline que  l??ex-Minefi sera violenté, sans ménagement, avant de prendre place à bord du minibus, menottes aux poings. Le cortège peut alors s??ébranler vers une destination inconnue du régisseur. Médard Bomotoliga a alors le réflexe de faire suivre les trois véhicules qui conduisent au Sed les trois détenus en l??absence de tout mandat officiel écrit, ou/et de tout autre ordre. C??est une fois parvenu à leur lieu de détention que le régisseur se rend à l??évidence, avant de rejoindre la prison centrale où les gendarmes sont revenus sur leurs pas pour passer au peigne fin les cellules des trois détenus transférés. Une fouille infructueuse. Leurs effets qu??ils n??avaient pas eu le temps de prendre seront déménagés dès le lendemain matin, samedi 26 mai par les mêmes soldats du Gpign en présence du délégué régional de l??administration pénitentiaire. Des échauffourées entre gendarmes et gardiens de prison ont été signalées à l??occasion de cette énième descente des éléments du Gpign dans le pénitencier  Les garde prisonniers entendaient protester contre ces intrusions jugées intempestives des gendarmes dans une activité qui leur échoit : la garde et l??escorte des détenus. Mais ils seront calmés dans leur ardeur par le délégué régional de l??administration pénitentiaire pour le Centre, présent au moment du transfèrement.

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