Présidentielle Cameroun: Ahmadou Ahidjo, bataille familiale!

Ahmadou Ahidjo

La présidentielle au Cameroun se complique avec le retour surprenant de l’héritage d’Ahmadou Ahidjo au centre des débats politiques. Alors que le septentrion veut s’ériger en juge de paix du scrutin d’octobre 2025, ses enfants Aminatou et Mohamadou « Badjika » Ahidjo tentent de capitaliser sur leur patronyme dans une bataille fraternelle acharnée. Une nostalgie du Grand Nord qui pourrait redéfinir les équilibres de la course présidentielle.

Héritage Ahidjo Cameroun: guerre ouverte entre Aminatou et Badjika

Aminatou Ahidjo, présidente du conseil d’administration du Palais des congrès de Yaoundé depuis juin 2016, mène une offensive politique remarquée dans le septentrion. « Elle n’est pas populaire dans cette partie du pays censée être son fief », révèle un observateur politique, soulignant que « son nom seul ne suffit pas à fédérer ».

Le 8 mai 2025, elle a lancé à Garoua une campagne de mobilisation pour l’inscription des jeunes filles sur les listes électorales. Cette initiative s’inscrit dans sa stratégie de rapprochement avec les cadres du RDPC dans le Mayo-Tsanaga, département d’origine de sa mère Germaine.

Son demi-frère Mohamadou Ahidjo, dit « Badjika« , ambassadeur itinérant à la présidence, se pose également en dépositaire de la mémoire paternelle. En août 2024, il était le visage de l’ancienne famille présidentielle lors d’une exposition commémorant le centenaire de la naissance d’Ahmadou Ahidjo.

Cette rivalité fraternelle survient alors qu’un mouvement de fond agite le septentrion. « Les membres de ce groupe poussent pour que l’UNDP propose un candidat à la prochaine présidentielle », explique un observateur, évoquant la pression exercée sur Bello Bouba Maïgari par des cadres comme Célestin Yandal et Abba Alim.

L’UNDP, parti fondé par des partisans d’Ahidjo et allié au RDPC depuis 1997, traverse une crise identitaire majeure. Bello Bouba Maïgari a adressé un courrier à Paul Biya en mars 2022 pour réviser leur alliance, mais le silence persiste du côté du palais d’Etoudi.

Parallèlement, Issa Tchiroma du FSNC n’a toujours pas appelé officiellement à une nouvelle candidature de Paul Biya, alimentant les spéculations sur une possible candidature autonome du septentrion.

Cette bataille pour l’héritage d’Ahmadou Ahidjo, quatre décennies après son départ du pouvoir, redéfinira-t-elle l’équilibre géopolitique de la présidentielle camerounaise?

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