Pourquoi Issa Hayatou reste président de la Caf ?

Alors que le Camerounais, actuel président par intérim de la Fifa, a voulu céder sa place à son vice-président, le comité exécutif a refusé.
Officiellement président intérimaire de la Fédération internationale de football (Fifa) depuis le 15 octobre et en poste jusqu’aux prochaines élections fixées au 26 février 2016, Issa Hayatou conserve également ses fonctions de président de la Confédération africaine de football (Caf). L’intéressé l’a confirmé lui-même alors qu’il était un temps question que Suketu Patel le supplée, le temps de son intérim à la Fifa.
« J’étais la semaine dernière à une réunion du comité exécutif de la Caf et de l’ensemble des commissions. J’ai voulu céder la place à mon premier vice-président, mais le comité exécutif a refusé en disant que le délai était très court, a expliqué le Camerounais à Cameroon-tribune, à la suite de la cérémonie d’hommage à lui consacrée à Yaoundé, le lundi dernier. « Ce n’est pas nécessaire de donner l’intérim. C’est pour cela que je reste. Je vais me plier en quatre pour pouvoir assumer les deux fonctions », a-t-il déclaré.
Si la Caf se réserve encore de se prononcer sur son choix aux prochaines élections à la Fifa, une déclaration de son président laisse cependant croire que l’institution africaine du ballon rond serait prête à apporter son soutien au candidat sud-africain Tokyo Sexwale.           « Mr Tokyo Sexwale est quand même une personnalité au parcours exemplaire. Il est aussi dans le système de la Fifa, puisqu’il lui a été confié le gros dossier de la réconciliation entre Israël et la Palestine. Ce sont autant d’atouts qu’il a pour lui. Mais ça ne veut pas dire qu’on s’est prononcé », a confié Issa Hayatou, président de la Caf, dans cette même  interview à Cameroon Tribune et reprise par le site officiel de l’institution continentale.
En revanche, le second candidat africain pour ces élections à la Fifa ne devrait pas compter sur la Caf : « la Caf a été très claire envers le premier candidat (Musa Bility, ndlr). Nous lui avons dit qu’il n’est pas le candidat de la Confédération et nous lui avons souhaité bonne chance.  Pour nous, il ne remplissait pas les conditions requises. C’était une ambition personnelle que nous n’avons pas voulu partager », tranche Hayatou.

Daniel Ndjodo Bessala

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