Société

Paul Bernard Kemayou : il y a 35 ans disparaissait le roi des Bangou à Conakry

Ce 17 octobre, la communauté Bangou à laquelle se joignent les nationalistes camerounais de tout bord, commémore dans la douleur et l’anxiété la disparition de son Roi bien aimé Paul Bernard Kemayou, décédé à Conakry en République de Guinée, le 17 octobre 1985, des suites d’empoisonnement.

La douleur et l’anxiété de cette disparition tragique est d’autant plus grande que Paul Bernard Kemayou, 12ème Roi des Bangou qui fut également l’une des grandes figures de la lutte anticolonialiste, n’a toujours pas eu d’obsèques, 35 ans après sa mort. Comble de l’ignominie et de la forfaiture, cet anniversaire survient au moment où la chefferie Bangou est en proie à une féroce bataille successorale.

Pour mémoire, Paul-Bernard Kemayou naît à Bangou en 1938. C’est à l’école de Bangou Carrefour, où il fait ses études primaires, qu’il fait la rencontre d’Ernest Ouandié, futur leader de l’Union des Populations du Cameroun (UPC), qui sera plus tard son compagnon de lutte. Très vite, Il accède au trône à la mort de son père et devient à 21 ans le douzième roi de Bangou.

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Dès le début de la guerre d’indépendance, Paul-Bernard Kemayou utilise son rôle d’auxiliaire de l’administration coloniale pour obtenir des informations utiles pour la résistance. Quand l’administration coloniale française découvre qu’il est en effet un important membre de la résistance, il est destitué par un arrêté du 28 avril 1967 et condamné à mort par contumace.

En exil à Accra, il continuera avec d’autres résistants, sous la houlette de Kwame Nkrumah, son engagement anticolonialiste. Grâce à une bourse d’étude, il va poursuivre ses études en Chine. Mais mu par l’élan nationaliste il retourne quelques années plus tard en Afrique pour la lutte. En Guinée Conakry où il dépose ses valises, il prend fonction à l’Institut Central de Coordination de la Recherche et de la Documentation de Guinée où il officie, entre autres, comme expert au service des Archives Nationales. Cependant il reste simultanément actif dans la résistance au pouvoir néocolonialiste car il est jusqu’à son assassinat le représentant permanent de l’UPC à Conakry.

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La communauté Bangou qui souhaite de tous ses vœux un retour à la légalité, c’est-à-dire la restitution du trône au successeur de Paul Bernard Kemayou, comme ce fut le cas à Bandenkop, a les yeux rivés sur le Ministre de tutelle à qui incombe la responsabilité, de faire respecter la loi.

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