Pas de paix en Éthiopie sans détruire les rebelles du Tigré (chef adjoint de l’État-major)

Rebelles

La paix ne viendra pas en Éthiopie jusqu’à ce que le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) ne soit détruit. C’est ce qu’a déclaré le chef adjoint de l’État-major des forces armées du pays, Abebaw Tadesse, à la chaîne de télévision Fana.

« Le Tigré fait partie de l’Éthiopie et aucune force ne nous empêchera d’entrer sur son territoire », a-t-il noté relayé par l’agence Reuters. « Nous entrerons dans l’État du Tigré et nous détruirons l’ennemi. Personne ne devrait en douter. »

Le chef adjoint de l’État-major a rappelé que le conflit dans le nord du pays n’était pas encore achevé. « Le peuple éthiopien ne doit pas penser que c’est fini », a-t-il souligné. « Nous nous sommes arrêtés [aux frontières administratives du Tigré] parce que nous devons nous préparer. L’ennemi est toujours là, il est nécessaire de le détruire. Nous ne négocierons pas avec le TPLF. »

Le 25 novembre 2021, des unités fédérales des forces armées éthiopiennes ont lancé une offensive majeure dans le nord du pays contre les forces du Tigré qui cherchaient à couper les voies de transport essentielles dans les États d’Amhara et d’Afar et à atteindre la capitale. Dans le même temps, les forces gouvernementales ont repris le contrôle de plus de 40 villes dans les États d’Amhara et d’Afar, obligeant les insurgés à se replier vers le nord, à la limite administrative du Tigré. La direction des rebelles a annoncé le 20 décembre qu’elle avait ordonné à toutes les troupes de se retirer des États d’Amhara et d’Afar et de retourner dans le Tigré. Au même moment, le chef du Front populaire de libération du Tigré, Debretsion Gebremichael, a proposé une cessation immédiate des hostilités dans le nord de l’Éthiopie et l’ouverture de négociations de paix.

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