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L'ouverture sur le Cameroun

Odeur de pétrole à Bomono

Les études sont actuellement menées par l??entreprise Euroil, afin de dénicher l??or noir dans cette bourgade. Des concertations avec les populations ont eu lieu hier. L??entreprise camerounaise Euroil est alléchée par une forte odeur de pétrole dans la région de Bomono, bourgade située dans la périphérie de Douala, à la sortie ouest. Des indices prouvent qu??on aurait affaire, dans

une superficie d??environ 3280 km2, à un potentiel gisement de pétrole. Selon des experts, des anciens puits avaient été forés dans les années cinquante et abandonnés par la suite. Dans certaines rivières, on aurait trouvé du pétrole non encore commercial pour l??instant. Mais pour en avoir le c??ur net, des recherches sur le site doivent être menées. « Sans avoir fait de recherches, on ne peut déterminer les quantités », déclare-t-on Euroil. Et dans le cadre de cette exploration, des études sont actuellement menées, qui intègrent des concertations avec les populations et autorités. Hier donc, les responsables d??Euroil, les représentants du préfet du Wouri et de la SNH, les autorités municipales, les ONG et chefs traditionnels concernés se sont réunis hier à Douala. Il s??agit des concertations préalables au sujet des études d??impact environnemental effectuées sur la zone qui couvre trois départements du Littoral : le Moungo, le Nkam et le Wouri. Après les deux premières, les concertations se sont poursuivies avec le Wouri hier. « Il s??agit de présenter le projet et de recueillir les doléances dont on tiendra compte dans l??étude d??impact environnemental, comme le demande la loi », précise Emmanuel Tarh, géologue chez Euroil. Après ces consultations, le rapport sera déposé au Minimidt. Ensuite, des audiences publiques seront organisées. Essentiellement lors des discussions hier, les volets protection de l??environnement et de la biodiversité, santé et social ont été explorés. Concrètement sur le terrain, après l??octroi par l??Etat d??un permis de recherche pour cinq ans à la société Euroil (2007-2012), une étude aéromagnétique a été faite en février dernier. « Un avion a survolé la zone suivant une grille. Des mesures magnétiques et gravimétriques ont été prises, afin de déterminer les bassins sédimentaires dans lesquels se trouve le pétrole. Le bassin sédimentaire a déjà été délimité, explique Emmanuel Tarh. Après l??aéromagnétique, une sismique va être effectuée qui consiste à connaître ce qui se passe dans le sous-sol, à l??image d??une échographie. Ensuite un forage montrera s??il y a présence de pétrole. Un deuxième forage déterminera si le puits s??étend latéralement. C??est après des calculs ensuite que l??on pourrait évaluer si la quantité de pétrole trouvée peut être exploitée de manière commerciale. » A la consultation d??hier, les autorités préfectorales ont assuré du soutien du gouvernement face à ce projet dont l??aboutissement et les retombées pourraient booster le développement de cette région essentiellement agricole. Déjà, sur les 500 personnes qui seront recrutées en tant que man??uvres sur place, 70% devraient venir des trois départements. On croise donc les doigts.
Alain TCHAKOUNTE, Cameroon Tribune

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