Nkoteng, dans la Haute-Sanaga. C’est ici qu’un restaurant est soupçonné de servir de la chair humaine à ses clients. L’affaire a éclaté ce dimanche 20 septembre 2026, après l’interpellation d’un homme surpris en pleine broussaille à Ézezang, non loin de Sa’a. Il s’apprêtait à découper un corps sans vie. La victime n’a pas encore été identifiée. Deux personnes sont maintenant entre les mains de la gendarmerie, dont la tenancière présumée du restaurant.
Tout commence par une scène que les habitants d’Ézezang ne sont pas près d’oublier. Un homme d’une quarantaine d’années est surpris dans une broussaille. Devant lui, un corps sans vie. Il s’apprêtait à le découper. La victime portait un pantalon de type militaire. Personne ne l’a reconnue. Le corps gisait là depuis un moment déjà, à en croire les premières constatations sur place.
La suite, c’est la population qui l’écrit. L’homme est roué de coups, puis interrogé sur place, dans un climat que personne ne contrôle vraiment. Il passe aux aveux. Selon ses déclarations, il en serait à son quatrième passage à l’acte. Il dit travailler pour une tenancière de restaurant de Nkoteng, connue sous le nom de Mama Aïssatou. Les colis, comme il les appelle, étaient remis par un intermédiaire que la gendarmerie cherche encore.
Mama Aïssatou a été interpellée dans l’après-midi du dimanche 20 septembre. Elle préparait, selon les premiers éléments recueillis, des mets traditionnels et des bouillons de viande. Il y a de quoi rester sans voix.
Nkoteng n’est pas réputée pour ce genre d’histoires. C’est une petite localité commerçante, où les gargotes de bord de route servent des clients de passage. L’idée qu’un restaurant ait pu servir de la chair humaine sans que personne ne s’en aperçoive reste, à ce stade, une hypothèse. Rien ne confirme encore combien de personnes ont mangé là, ni pendant combien de temps.
Mais l’affaire pose une question qui dépasse Nkoteng. Si les faits sont établis, c’est un signal clair sur ce qui peut se passer quand aucun contrôle ne suit la chaîne alimentaire au Cameroun. Les contrôles hygiéniques dans les petites villes de la région restent rares, et souvent symboliques. Les habitués des gargotes de Nkoteng, eux, n’ont rien vu venir, et c’est peut-être ça le plus dérangeant.
Combien de clients ont payé pour ça sans le savoir ?
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Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.
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