Société

Nécrologie: Le pilote du président Paul BIYA est mort

Benoît Betam quitte définitivement les commandes des aéronefs.

Le commandant de bord et instructeur qu’il était, a rendu l’âme dans la soirée du jeudi, 23 avril 2020 à l’Hôpital général de Douala, des suites d’un arrêt cardiaque. L’ancien directeur d’exploitation à la Cameroon Airlines (Camair), compagnie nationale camerounaise, y a été conduit d’urgence quelques heures avant son décès, après avoir fait un malaise à son domicile au quartier Pk 13 bassa. Selon des sources, le pilote échangeait avec des proches autour des rasades, lorsque, soudain, il a signalé une indisposition.
Un malaise qui l’a finalement emporté. « Il regardait la télévision avec ses amis. Et puis, il s’est senti mal. Il est allé aux toilettes. De retour dans la salle de séjour, il dit qu’il se sent toujours mal. Après, il s’écroule », rapporte Blaise Bignom, un proche du défunt. « J’ai essayé avec un de ses amis, de lui apporter des premiers secours. Pendant ce temps, une de ses sœurs, a réservé une place à l’Hôpital militaire de Douala.

Compte tenu de la circulation dense, nous sommes plutôt allés à l’Hôpital général. Le temps de prendre des paramètres, il était déjà parti », ajoute notre interlocuteur. La dépouille du pilote a été gardée à la morgue de l’Hôpital militaire de Douala. Au domicile du défunt vendredi, 24 avril, des proches, assistés des riverains ayant appris la triste nouvelle, n’en reviennent pas. Originaire du Mbam et Inoubou, région du Centre, Benoît Betam, devait souffler sur sa 70e bougie le 20 mai prochain. Le pilote qui s’en est allé plus tôt, cumulait une grande expérience dans l’aéronautique.
Technicien aux Aéroports du Cameroun (Adc), jusqu’à sa mort, l’ancien patron des pilotes à la Camair, avait également exercé dans plusieurs pays dans le monde tels que Madagascar, l’Indonésie et le Gabon.

Avec des qualifications sur les Boeing 747, B 767 et B 737, Benoît Betam avait marqué son époque en constatant une panne sur le Boeing 767, le 24 avril 2004. L’aéronef qu’il pilotait, avait à son bord, le président de la République, Paul Biya et sa famille, qui quittaient le Cameroun pour la France. Réputé discret, la disparition de celui que certains avaient surnommé « Le pilote du président », plonge sa famille biologique et professionnelle dans l’émoi.

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