Marie Joëlle Abona, 29 ans, est morte le 22 septembre au CHU de Yaoundé, cinq jours après avoir reçu un coup de couteau lors d’une dispute familiale à Nsimeyong. Sa belle-mère, Marie M., 62 ans, est soupçonnée d’être à l’origine de la blessure fatale. Le genre d’affaire qui, franchement, laisse un goût amer dans une rédaction.
Une dispute qui tourne au drame
Tout se joue le 17 septembre, à Nsimeyong, dans l’arrondissement de Yaoundé III. Une altercation familiale éclate entre Marie Joëlle Abona et sa belle-mère, Marie M. Le couteau entre en jeu. La jeune femme est grièvement blessée et transportée au CHU de Yaoundé, où elle luttera pendant cinq jours avant de succomber, le 22 septembre.
Les autorités n’ont été alertées que le lendemain de sa mort, le 23 septembre. La Brigade de recherches de Yaoundé II interpelle alors la suspecte présumée ainsi que le compagnon de la victime, dans le cadre de l’enquête.Sur instructions du Procureur de la République près le Tribunal de grande instance du Mfoundi, une autopsie a été ordonnée. Une expertise psychiatrique de Marie M. est également annoncée, un élément qui n’est jamais anodin dans ce type de dossier.
Ce que cette affaire révèle
Cinq jours entre le drame et la mort de la victime, cinq jours pendant lesquels l’histoire aurait pu prendre une autre tournure. Elle ne l’a pas fait.Une expertise psychiatrique ordonnée si tôt dans la procédure, ça pose question sur l’état mental de la mise en cause au moment des faits. Mais rien ne confirme à ce stade les circonstances exactes de la dispute, ni ce qui a réellement déclenché ce passage à l’acte. Les tensions entre belle-mère et belle-fille ne sont pas rares dans les foyers camerounais, mais elles finissent rarement de cette manière.
Ce dossier illustre, une fois de plus, la violence qui peut surgir au sein même des familles, loin de tout regard extérieur.
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