Société

Me Tchoumen Fabrice Renard: « Les avocats doivent se battre pour revendiquer leur place »

« Nous sommes mobilisés pour demander la mise en liberté immédiate de ces deux confrères qui peuvent passer par une procédure régulière.

Le juge saisit de cette affaire devrait se rendre compte qu’il a commis une erreur dans l’appréciation des faits reproché à un membre de la chaîne
judiciaire et rétracter elle-même son propre mandat de dépôt. Et permettre éventuellement que les avocats comparaissent libres et que l’ordre prenne
le relais dans la recherche de la manifestation de la vérité. Ce qui n’a pas été fait. Nous nous sommes retrouvés dans un bras de fer entre les magis-
trats et nous ; Par la suite nous l’avons vu l’apparition d’un troisième élément, les Fmo et les forces de gendarmerie. La police et la gendarmeriene peuvent faire incursion au tribunal dans le sanctuaire de la justice parce que le Palais de justice est un lieu inviolable.

C’est le lieu où la veuve, l’orphelin, le pauvre et le riche peuvent légitimement attendre la justice. Et la justice ne s’apparente nullement à la violence. Or, hier nous avons vu une forte militarisation d’un palais de justice. Après ces derniers sont passés à l’offensive comme si nous nous sommes trouvés dans un lieu public menaçant la paix. Il s’agissait des avocats à mains nues qui n’avaient pour armes que leur toge, le Code pénal, le Code de procédure pénale, qui se sont retrouvés embastillés, gazés, tirés dessus, humiliés de la manière la plus inacceptable par les Fmo dans un palais de justice. Sur l’ordre de qui, me demanderiez-vous ? Eh bien, c’est le procureur de la République qui est garant de la police du Palais. Nous imaginons donc mal que la police et la gendarmerie puissent faire irruption dans un palais de justice sans l’autorisation préalable du procureur de la République. En posant les actes d’une autre époque tels que nous avons vécu hier, sans doute sous l’ordre du procureur qui est un magistrat, les magistrats ont de manière solennelle indiqué aux avocats qu’ils ont cessé de les considérer comme les éléments de la chaîne de justice et les avocats doivent bien percevoir ce message et se battre pour revendiquer leur place, parce que sans avocats il n’y a pas justice, sans avocat il n’y a pas de droit, sans avocat, il n’y a pas d’état de droit, et nous ne pouvons pas au nom de notre serment rester indifférents. Nous appelons la tutelle à prendre des grandes décisions ».

Afficher plus

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page