Marafa, Abah Abah et Fotso Transf�©r�©s sur fond de violations au SED

Des avocats dénoncent le transfèrement de Marafa, Abah at Fotso au Sed, arguant qu??il va à l??encontre du code de procédure pénale.La journée de vendredi dernier avait pourtant été paisible pour Marafa Hamidou Yaya, Yves Michel Fotso et Polycarpe Abah Abah. Pour le cas Marafa, « il avait passé la majeure partie de son temps dans sa cellule, était sorti en fin de matinée pour prendre de l??air et s??était entretenu avec certains détenus dont son ????ami???? Yves Michel Fotso », souligne une source à la prison centrale de Kondengui. Mais dans la soirée, tout a basculé. Les trois prévenus ont été « enlevés » par une unité spéciale de la gendarmerie nationale et déportés au Secrétariat d??Etat à la défense (Sed) en début de soirée.

Mais, le transfèrement de ces prisonniers au Sed constitue une violation de plusieurs dispositions du Code de procédure pénale. En particulier l??article 551 qui stipule que « toute personne détenue en vertu d??un mandat de justice est incarcéré dans une prison ».  Ou encore une maison d??arrêt. D??après un avocat qui requiert l??anonymat, « il s??agit d??un lieu qui dépend de l??Administration pénitentiaire. Rien que pour cela, il n??y a pas de légalité dans les actes posés par le gouvernement. Ceci d??autant plus qu??ils étaient sous régime de détention provisoire ».  Dans le cas d??espèce, le Sed n??est pas un lieu de détention reconnue par les textes et les lois en vigueur au Cameroun. Notre source précise par ailleurs que « rien ne justifie qu??une autorité administrative, puisse délibérément prendre une décision de transfèrement sans préciser le lieu et la durée.

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