Mamadou Mota démonte les prédictions de Dieunedort Kamdem

Mamadou Mota

Une tribune qui ne fait pas dans la demi-mesure. Mamadou Yacouba Mota s’attaque frontalement au pasteur Dieunedort Kamdem, quelques jours après sa sortie remarquée sur Actualité 1 concernant l’avenir politique du Cameroun. Le ton est donné dès les premières lignes : « marchands de paradis à crédit », « racket à la bougie ». Difficile de faire plus tranchant.

Un passé judiciaire remis sur la table

L’opinion publiée par Mamadou Yacouba Mota rappelle un épisode que beaucoup semblaient avoir oublié. Selon l’auteur, Dieunedort Kamdem aurait été condamné par la justice camerounaise et aurait passé une décennie en fuite avant de réapparaître publiquement. Des centaines de millions de francs CFA auraient été extorqués à des milliers de ménages, toujours selon la tribune, dans le cadre d’activités présentées comme relevant de l’escroquerie religieuse.

Rien ne confirme à ce stade les montants exacts ni le détail de la procédure judiciaire évoquée. L’auteur ne cite aucune décision de justice précise, aucune date de jugement. C’est le genre de flou qui, forcément, va faire jaser dans les rédactions.

Le texte évoque aussi une certaine Magali, présentée comme une proche collaboratrice du pasteur, affublée d’un titre pour le moins singulier de « général de Dieu ». On sent, à la lecture, que l’auteur ne cherche pas la nuance.

Une charge qui vise autant l’homme que le discours politique

Le vrai sujet de la tribune, ce n’est pas tant le passé judiciaire de Kamdem que sa récente incursion sur le terrain politique. Mamadou Yacouba Mota s’en prend directement à la formule du pasteur sur Actualité 1, celle qui annonçait que les Camerounais « regretteront Paul Biya ».

La réponse ne se fait pas dans la nuance. « Regretter quoi, M. Kamdem ? » interroge l’auteur, avant de suggérer que ce sont surtout les profiteurs du système actuel qui auraient intérêt à ce que rien ne change. Un jugement sévère, assumé du début à la fin.

C’est une charge personnelle avant tout. Mamadou Yacouba Mota ne discute pas les arguments politiques de Kamdem sur Cabral Libii ou sur l’héritage d’Ahidjo, il attaque la légitimité même de l’homme à s’exprimer sur la place publique. Le message est clair : selon lui, on ne fait pas la morale au pays quand on traîne, potentiellement, un tel passif judiciaire derrière soi.

Ça pose question, quand même, sur la manière dont certains prédicateurs s’installent dans le débat public camerounais sans que leur parcours soit vraiment questionné par les médias qui les invitent.

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✍️ À propos de l'auteur
Christiane Tamoura Engo
Christiane Tamoura Engo

Journaliste spécialisée dans les questions politiques, Christiane Tamoura Engo suit de près l'actualité des institutions camerounaises, des partis politiques et des grandes décisions qui façonnent le Cameroun et l'Afrique centrale.Rédactrice pour 237online.com, elle s'attache à décrypter les enjeux politiques pour les rendre accessibles à tous les Camerounais, qu'ils soient au pays ou dans la diaspora.

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