L’UE entretient des contacts avec Minsk, mais ne renonce pas aux sanctions

Nabila Massrali

L’Union européenne entretient des contacts sur les migrants avec les autorités biélorusses par l’intermédiaire des missions diplomatiques à Bruxelles et à Minsk, mais continue de considérer des sanctions comme le moyen principal d’influencer les autorités du pays. C’est ce qu’a déclaré jeudi Nabila Massrali, porte-parole du Service européen pour l’action extérieure, lors d’un point de presse.

« Nous avons contacté les autorités de Minsk par l’intermédiaire de leur mission diplomatique à Bruxelles. Notre mission à Minsk essaie également de dialoguer avec elles. Nous faisons tout ce que nous pouvons pour dialoguer« , a-t-elle fait savoir. « Toutefois, elles savent bien ce qu’elles font. Elles font une attaque hybride, mènent la campagne de désinformation et essaient de faire pression sur nos frontières. »

Dana Spinant, représentante de la Commission européenne, pour sa part, a indiqué que, « sauf contacts diplomatiques, l’UE a un autre outil – sanctions ». Selon elle, la Commission européenne propose d’étendre la liste des sanctions. Elle étudie les moyens juridiques de créer des listes noires de compagnies aériennes qui transportent des migrants vers la Biélorussie. Bruxelles n’exclut pas non plus des sanctions contre les pays d’origine des migrants.

La crise migratoire devrait être évoquée le 15 novembre lors de la réunion des ministres européens des Affaires étrangères à Bruxelles.

Pour rappel, la crise migratoire à la frontière de la Biélorussie avec la Lettonie, la Lituanie et la Pologne, où des migrants sans-papiers sont entrés depuis le début de l’année, s’est aggravée le 8 novembre. Plusieurs milliers de personnes se sont approchées du côté biélorusse de la frontière polonaise et ne quittent pas la zone frontalière, certains d’entre eux ont tenté d’entrer en Pologne en cassant la barrière de fil barbelé. Les pays de l’UE accusent Minsk d’une escalade délibérée de la crise et appellent à imposer des sanctions. Le président de la Biélorussie Alexandre Loukachenko a déclaré que dans cette situation les pays occidentaux eux-mêmes étaient à blâmer, à cause des actions qui poussent les gens à fuir la guerre.

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