L’orpaillage illégal : une plaie mondiale, des solutions guinéennes

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Dans un monde où l’or brille par sa valeur, l’orpaillage illégal a pris une ampleur inquiétante, suscitant des enjeux environnementaux, économiques et sociaux majeurs. De la Guyane française aux vastes terres du Ghana, le pillage de ce métal précieux échappe souvent au contrôle des autorités, entraînant déforestation, pollution et instabilité. Au cœur de ce sombre tableau, une lueur d’espoir se dessine en Guinée, grâce aux efforts assidus de Tidiane Koita, à la tête de l’Union des Orpailleurs de Guinée. Sa démarche, ancrée dans la régularisation et la responsabilisation, présente un contraste frappant avec les luttes acharnées et souvent inefficaces observées ailleurs.

La situation en Guyane Française

En Guyane française, l’orpaillage illégal est une problématique alarmante. Selon le commandant de la gendarmerie de la région interrogé sur France Info en décembre 2023, entre sept et dix tonnes d’or sont extraites illégalement chaque année. Le phénomène, exacerbé par l’augmentation significative du prix de l’or, provoque des dommages environnementaux dévastateurs. L’utilisation massive du mercure, interdite en France depuis 2006, empoisonne les écosystèmes et les populations locales. Malgré les efforts déployés par l’opération Harpie, lancée en 2008, qui mobilise quotidiennement 300 gendarmes et militaires, l’orpaillage illégal persiste, alimenté par une économie souterraine florissante et la facilité de réapprovisionnement en matériel depuis le Suriname. La lutte s’avère complexe, mêlant enjeux environnementaux, sanitaires et sécuritaires.

Le cas du Ghana et les limites de l’action gouvernementale

Au Ghana, la situation est tout aussi préoccupante. Le président Nana Akufo-Addo, malgré ses engagements forts contre l’orpaillage illégal, fait face à une situation qui ne cesse de se détériorer. Le Ghana, second producteur mondial de cacao, voit ses forêts primaires disparaître à un rythme alarmant, principalement en raison de l’orpaillage illégal, connu localement sous le nom de « galamsey ». Ces activités non seulement exacerbent la déforestation mais polluent également les cours d’eau avec des métaux lourds dangereux. La crédibilité des efforts gouvernementaux est mise à l’épreuve, tant par la population que par la communauté internationale, remettant en question la volonté politique réelle de lutter efficacement contre ce fléau.

Le modèle Guinéen : l’Union des Orpailleurs de Guinée et Tidiane Koita

Mais la Guinée offre un modèle contrastant. Sous la houlette de Tidiane Koita et de l’Union Nationale des Orpailleurs de Guinée, le pays aborde l’exploitation aurifère avec une approche structurée et responsable.

Les efforts de régularisation, les mesures de protection de l’environnement, la mise en place d’un cadastre, l’encadrement des petites et moyennes entreprises minières et la lutte contre la corruption ont permis de canaliser efficacement le secteur en Guinée, et ce, en quelques années seulement. Un modèle de gestion qui inspire les pays de la région. De plus, les initiatives de Tidiane Koita, notamment à travers sa fondation pour l’aide et le développement, la FOTIKAD, illustrent l’impact positif qu’une gestion équilibrée et impliquée du secteur aurifère peut avoir sur l’économie locale et l’environnement.

L’orpaillage illégal, avec ses conséquences dévastatrices, reste un défi majeur. Néanmoins, la Guinée, sous l’égide de Tidiane Koita, démontre qu’une approche structurée et éthique peut transformer l’exploitation aurifère en un levier de développement économique durable.. Ce modèle guinéen pourrait bien inspirer d’autres nations confrontées à des défis similaires, illustrant qu’il est possible de concilier richesses naturelles et responsabilité sociale.

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