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L'ouverture sur le Cameroun

Liv’s Night Club de Bastos : les dessous d’une tragédie programmée

Cameroun incendie

D’après le Ministre de la communication porte-parole du Gouvernement, au moins 16 personnes ont péri dans un brasier provoqué par des déflagrations issues des feux d’artifice, dans la boîte de nuit ‘’ Liv’s Night Club’’, à Bastos, un quartier huppé de Yaoundé. Mais à en croire certaines sources plus ou moins crédibles, ce drame survenu le dimanche 23 janvier, aux environs de 2h 30m, aura fait plus de morts que n’en dénombre le porte-parole.

Face à ce drame qui suscite l’émoi et consternation, le Chef de l’Etat camerounais a demandé qu’une enquête soit ouverte afin que toute la lumière soit faite sur ce drame ayant coûté la vie à de nombreux camerounais aux rangs desquels, Dr Fanne Mahamat, ci-devant Directrice de la Promotion de la Santé Publique, au Ministère de la Santé publique. Mais en attendant son aboutissement, plusieurs révélations s’entrechoquent.

De l’avis de quelques riverains et noctambules qui ont vécu de près le sinistre, près d’une soixantaines d’individus seraient passés de vie à trépas, suite à l’incendie déclenchée dans cette boite de nuit mal conçue appartenant à un chypriote. Par ailleurs, des informations recueillies sur le site indiquent qu’un agent du club a vu un départ de flammes et a tiré la sonnette d’alarme. Malheureusement, les flammes se sont rapidement propagées dans le club situé dans le sous-sol. Surtout avec des murs recouverts de mousse et de matière plastique.

Pire encore, le Complexe Culturel Liv’s Night Club de Bastos inauguré il y a à peine un mois, était aux antipodes des normes et standards prescrit en la matière. « Pas d’issue de secours ; pas de fenêtre ; pas aération. En bas là c’est le sous-sol. L’air est insupportable à respirer. J’étais là-bas, une fois, j’ai commencé à étouffer. Ils ont un style de fumée qu’ils mettent souvent là… ça pique aux yeux, je n’ai même pas duré, j’ai seulement dit que je rentre. J’avais dit que ce coin-ci là c’était trop beau pour être vrai… Même les extincteurs il n’y en avait pas, encore moins les détecteurs de fumée… », affirme un féru des boîtes de nuit.

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