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Les africains doivent apprendre à réfléchir avec froideur

Vous avez à l’image une illustration de la conférence de Berlin, évènement malheureux qu’on connaît tous.

Ce que les Africains savent moins c’est que 14 ans avant cette conférence, la France et l’Allemagne se sont affrontées lors d’une guerre. La France a perdu et a cédé, dans l’humiliation, une partie de son territoire à l’Allemagne.

Malgré ces ressentiments, ces 2 pays, avec les autres coloniaux, se sont mis autour d’une table en 1885 pour s’entendre et se partager l’Afrique. Nous vivons très douloureusement jusqu’à nos jours les conséquences de cette entente.

Au 19e siècle les Anglais envahissent de manière décisive l’Afrique du Sud. Ils y trouvent les Hollandais arrivés 2 siècles plus tôt. La guerre entre les deux est féroce, au point de voir les Hollandais enfermés dans des camps puis relégués au rang de citoyens de seconde zone.

Malgré ces ressentiments, quand les Hollandais retrouvent toutes leurs libertés, ils s’associent aux Anglais pour construire l’apartheid et faire pleuvoir l’apocalypse sur les Noirs.

De nos jours vous avez l’islamophobie en Europe et des attentats de terroristes islamistes contre les symboles culturels occidentaux. En Afrique du nord, les affrontements meurtriers entre les Arabes et les Blancs berbères sont réguliers.

Mais quand il s’agit de dire que les Egyptiens anciens, les Carthagino-Phéniciens, les Minoens en Grèce, les Etrusques en Italie, les Maures en Espagne, les Marocains de l’époque impériale n’étaient pas noirs, alors c’est l’union sacrée entre les Européens, les Arabes et les Blancs berbères. Quand il s’agit de falsifier l’histoire noire, les querelles cessent.

Peu importe l’ampleur des problèmes, nos ennemis s’unissent remarquablement quand il s’agit de nous détruire.

Avons nous, nous les Africains cette hauteur d’esprit? Non. Devant le choc de ce qui se passe en Afrique du sud, nous voyons nombre de commentaires de la part d’Africains émus, pour dire qu’on aurait dû laisser les Noirs dans l’apartheid et certains envisagent de les laisser tomber une fois pour toute dans leur lutte pour la justice économique et raciale.

Si nous avons toutes les raisons d’être déçus et en colère devant ces crimes fratricides, jamais nous ne devons nous mettre du coté de l’apartheid et son héritage, au point de mettre en danger le rêve, si fragile, de l’état fédéral africain.

Nous devons exprimer notre colère envers nos frères et sœurs en Afrique du sud, qui sont gravement atteints d’aliénation mentale. Mais quand il s’agira pour eux de lutter pour récupérer leurs terres ou leurs richesses minières, nous devons faire comme nos ennemis, et faire bloc derrière eux. A ce moment l’émotion et les rancunes devront se taire pour faire prévaloir une cause commune.

L’objectif d’une Afrique unifiée et prospère ne doit jamais mourir à cause de violences fratricides. Il faudra toujours, peu importe les circonstances, chercher l’entente et l’entraide, et maintenir l’oeil froidement fixé sur l’objectif final.

Hotep!

Lisapo ya Kama

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