Société

Le REDHAC réduit en cendre : Maximilienne Ngo Mbe soupçonne une main criminelle

C’est dix années de travaux qui s’en vont ainsi en fumée.

Dimanche 26 janvier aux encablures de 20h30, le siège du REDHAC (Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale), situé à Bali dans le premier arrondissement de Douala en proie à un violent incendie, a été complètement réduit en cendre. Tous les documents disposés dans la bibliothèque construite en matériaux provisoires, sont partis en fumée. « Je n’ai rien récupéré. Tous les livres que j’avais dans la bibliothèque ont brûlé » se lamente Maximilienne Ngo Mbe, la directrice exécutive du REDHAC.

Même si les causes de l’incendie ne sont pas connues, le REDHAC estime qu’il s’agit d’une main criminelle. « Un petit feu ne pouvait pas faire cramer ces livres qui étaient entassés. Je pense que quelqu’un a dû verser de l’essence » nous explique Maximilienne Ngo Mbe. La bibliothèque étant reliée à son bureau, elle estime que cette pièce du siège était la plus visée par la main criminelle dont elle parle sans cesse. Il faut noter que le vigile n’était pas à son poste au moment de la tragédie. C’est grâce à l’intervention des sapeurs-pompiers que les flammes ont été maîtrisées.
D’après Maximilienne Ngo Mbe, c’est dix années de travaux qui s’en vont en fumée. Toute une bibliothèque brûlée, alors que le REDHAC s’apprêtait à ouvrir un centre de recherche et de documentation. Un huissier de justice a constaté le drame et une enquête est ouverte.

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En guise de rappel, il faut dire le REDHAC qui existe depuis une dizaine d’année, a été mis sur pied par Maître Alice kom avocat au barreau du Cameroun, et membre de la société civile camerounaise. Ses prises de positions parfois vitriolées ne lui a pas toujours valu des chandelles. Mais devrait-on pour autant faire un parallèle avec l’incendie qui a ruiné son institution ? seule l’avenir nous le dira !

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