La justice frappe fort contre la cyberdiffamation : Un coupable derrière les barreaux dans l’affaire Ottou

La prison centrale de Kondengui à Yaoundé

Dans le tourbillon d’une tourmente virtuelle, un individu suspecté de cybercriminalité a été déféré à la prison centrale de Yaoundé Kondengui, accusé d’avoir diffamé le réputé journaliste camerounais Jean Claude Ottou sur les réseaux sociaux.

Un affront numérique contre Jean Claude Ottou

Le présumé cybercriminel, incarcéré depuis le 8 juin 2023, est sous le coup d’une détention provisoire de six mois, décidée par un juge d’instruction officiant au tribunal de première instance de Yaoundé-Ekounou. Les chefs d’accusation ? Avoir diffusé une information nuisible à l’honneur et à la considération de Jean Claude Ottou, sans fournir aucune preuve ni justification de la source de la publication en question.

Les dessous de la controverse

La chronologie des événements retrace les faits au 14 mai 2023. Sur Facebook, une publication signée d’un certain Mariano Angoume avançait sans preuve que Jean Claude Ottou, renommé pour son rôle d’ancien présentateur du journal de 13h sur la CRTV, aurait commis un acte répréhensible. Selon cette allégation infondée, le journaliste aurait été impliqué dans un acte de sodomie sur un jeune garçon de 13 ans.

La riposte juridique de Jean Claude Ottou

Face à cette accusation dévastatrice et préjudiciable à sa dignité et son honneur, le journaliste, choqué, a décidé de contre-attaquer. Il s’est tourné vers le service central des Recherches judiciaires du Secrétariat d’Etat à la défense chargé de la gendarmerie, où il a déposé une plainte le 16 mai 2023.

Cette démarche a immédiatement déclenché une enquête préliminaire, aboutissant à l’arrestation d’un suspect. Le présumé cybercriminel a été inculpé le 8 juin 2023, un mois après la publication de la diffamation sur Facebook.

Cette affaire met en lumière les conséquences potentiellement dévastatrices de la cybercriminalité, même pour les personnalités publiques les plus respectées. Plus que jamais, la question de la régulation des réseaux sociaux et de la lutte contre la désinformation s’impose au Cameroun, comme ailleurs.

Joseph Njiméné, pour 237online.com

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