Kurz donne sa démission : Schallenberg devient chancelier autrichien par intérim

Schallenberg

Sebastian Kurz a annoncé samedi sa décision de quitter son poste de chancelier autrichien en raison de l’enquête sur la corruption et abus de confiance dont il fait l’objet.

Il a proposé au président autrichien Alexandre Van der Bellen de désigner le ministre des Affaires étrangères Alexander Schallenberg au poste de chancelier par intérim.

Sebastian Kurz reste chef de file du Parti populaire autrichien et prendra un siège au sein du Conseil national (chambre basse du parlement autrichien). C’est ce qu’il a déclaré samedi à une conférence de presse.

Selon Sebastian Kurz, les accusations [de corruption] dirigées contre lui sont « mensongères » mais son partenaire de la coalition au pouvoir, le parti les Verts, n’a pas souhaité le soutenir.

« Je libère ma place pour empêcher le chaos et assurer la stabilité. J’ai demandé à l’équipe gouvernementale du Parti populaire de poursuivre le travail. En tant que chef de file du Parti populaire qui détient la majorité [au parlement], j’ai proposé au président la candidature d’Alexander Schallenberg au poste de chancelier », a déclaré Sebastian Kurz.

Selon lui, Alexander Schallenberg a toutes les capacités nécessaires afin de rétablir la confiance entre les partenaires de la coalition et assurer le fonctionnement du gouvernement. « Le pays a besoin d’un gouvernement stable. Je reviendrai au parlement en tant que chef de file du parti et chef du groupe parlementaire et je tenterai de porter ma contribution. Je saisirai bien évidemment la chance de démentir les accusations dirigées contre moi », a souligné Sebastian Kurz.

Ces derniers jours, Sebastian Kurz a dû faire face à une pression grandissante de l’opposition et des médias en raison de l’enquête sur la corruption et l’abus de confiance dont son entourage et lui font l’objet. Des perquisitions ont été menées le 6 octobre dans les bureaux de ses conseillers les plus proches et dans le siège du Parti populaire.

Selon les enquêteurs, Sebastian Kurz aurait employé des moyens budgétaires entre 2016 et 2018 afin de faire publier dans les médias des articles et des sondages en sa faveur. Sebastian Kurz conteste ses accusations. Le Parti populaire estime qu’il s’agit d’une « mise en scène » orchestrée par des opposants politiques.

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