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Journée internationale de l’amitié: L’hypocrisie, la jalousie, l’abus de confiance et la convoitise au menu

L’adage « mieux vaut être seule que mal accompagné » est désormais le leitmotiv d’Olive Etoa, victime de l’hypocrisie de sa meilleure amie.

Pour cette nouvelle mère qui vient de donner naissance à un enfant de sexe masculin, il y a dix jours, c’est avec beaucoup d’émotions qu’elle relate son histoire avec sa meilleure amie Priscilla Mballa. « Notre amitié a débuté au secondaire, exactement en classe de 6ème dans un collège de la place. Depuis lors, nous sommes comme des jumelles », s’exprime-t-elle en riant. Au fil des ans, cette relation amicale est devenue également familiale. « Tellement que nous nous sommes côtoyées que notre amitié s’est transformée en lien familial. Quand il y avait un évènement heureux ou malheureux dans chacune de nos familles, on s’assistait mutuellement », poursuit Olive Etoa.

La jalousie et l’hypocrisie se sont invitées entre ces sœurs d’une même mère dès la première grossesse d’Olive Etoa. « Priscilla a été la première personne à qui j’ai annoncé ma grossesse en 2016. On était respectivement âgée de 21 ans. Il est vrai qu’à cette époque, elle était en couple avec un jeune homme et désirait déjà porter son bébé. Ce jour, lorsque je me confiais à celle que je considérais comme ma jumelle, elle m’a conseillé d’avorter. Au départ, j’ai cru qu’elle le faisait pour me protéger de la stigmatisation, poursuivre mes études et surtout de la colère de mes parents. Cependant plus le temps s’écoulait, elle ne s’en passait pas de parler de sa décision de me faire avorter. Décision que j’ai refusée », affirme-t-elle. Et d’ajouter « malgré son opinion sur ma grossesse, notre amitié continuait son cours. C’est en 2018 que j’ai définitivement mis fin à cette amitié camouflée par l’envie, la jalousie et l’hypocrisie.

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Puisqu’il nous arrivait de faire une à trois semaines sans se parler. Décidant un soir d’aller rendre visite au quartier Fougerolles à mon petit-ami sans le prévenir, c’est alors que j’ai découvert les tourtereaux en train de s’amouracher au salon à travers la fenêtre. Réclamant des comptes, Priscilla va m’avouer qu’elle a décidé de me tromper avec mon petit-ami pour se venger car j’ai refusé d’avorter. De plus, je veux toujours attirer l’attention sur moi et me vanter énormément. Après ces révélations, je n’ai plus jamais eu de ces nouvelles étant donné que j’avais égaré le téléphone dans lequel, il y avait son contact », déclare Olive Etoa, les yeux larmoyants.

Se confier à sa famille

De l’autre côté, Thérèse Fouda, victime de commérage « Kongossa » par Jacqueline Ekani, sa meilleure amie a décidé de se confier dorénavant à sa famille. « De nature, je suis très compliquée. Mais avec Jacqueline, je me suis immédiatement sentie à l’aise. J’avais fait sa rencontre lors d’une réunion et depuis lors, nous sommes devenues des sœurs puisqu’on faisait tout ensemble. Avec elle, je partageais tout de même mes secrets et ceux de ma vie conjugale. Alors qu’à mon absence, Jacqueline ne manquait pas de les déballer à qui veut l’entendre. Maintes fois, elle a été attrapée la main dans le sac par ma sœur. Qui m’a immédiatement informé. Présentement, mes amis sont mes enfants, ma famille et mon mari », raconte-t-elle.
Contrairement à ces amitiés désastreuses, Jaspers Kue et Arnold Nkombou sont des amis inséparables depuis 5ans.

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Actuellement tous employés dans des entreprises, aucun jour ne passe sans qu’ils ne partagent une bière ensemble. « Nous avons fait connaissance à l’université, il y a exactement 5 ans dans un bistrot. Nous avons immédiatement sympathisé et depuis lors, on ne s’est plus séparé. Malgré nos emplois de temps chargés à cause de nos responsabilités administratives et familiales, nous trouvons toujours du temps pour partager une bière chaque vendredi. Il est vrai que nous avons quelques fois des points de vue divergents, rien n’a jamais changé. Pour marquer cette amitié à vie, Arnold a décidé de me surnommer son fils. Chose que j’ai beaucoup apprécié et aimé », explique Jaspers Kue. En définitive, il convient de se questionner sur le sens de la véritable amitié de nos jours.

Phanie ENYEGUE (Stg)

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