Le 31 mars 2026, le Directeur général des Douanes du Cameroun a prononcé l’interdiction totale de la société JFF Oil Company, appartenant à Jules François Famawa, de toute transaction douanière sur le territoire national. La raison : des dettes importantes non réglées envers l’État camerounais.
Une interdiction ferme pour non-paiement de dettes douanières
La décision est tombée officiellement le 31 mars 2026. Par instruction du Directeur général des Douanes, JFF Oil Company ne peut plus effectuer aucune opération douanière au Cameroun — ni importation, ni exportation, ni dédouanement de marchandises.
La société, dirigée par Jules François Famawa, est pointée du doigt pour des arriérés de paiement envers le Trésor public camerounais. Le montant exact de la dette n’a pas été officiellement communiqué, mais les sources internes évoquent une somme considérable, suffisamment lourde pour justifier une mesure aussi radicale.
Cette interdiction signifie concrètement que JFF Oil Company est aujourd’hui paralysée dans ses activités. Dans le secteur pétrolier, où les flux de marchandises transitent en permanence par les ports et frontières, une coupure avec les Douanes équivaut à un arrêt brutal d’exploitation.
L’administration douanière camerounaise a ces dernières années durci le ton face aux opérateurs économiques mauvais payeurs. Cette décision s’inscrit dans une politique de recouvrement forcé des recettes douanières, un enjeu crucial pour les finances publiques du pays.
Un signal fort envoyé au monde des affaires
Au-delà du cas JFF Oil Company, cette mesure envoie un message clair à l’ensemble des opérateurs économiques actifs au Cameroun : les dettes envers l’État ne seront plus tolérées indéfiniment.
Le port de Douala, principal point d’entrée des marchandises au Cameroun, est au cœur de ces enjeux. Chaque société qui contourne ou retarde ses obligations douanières fragilise les recettes de l’État et crée une concurrence déloyale vis-à-vis des entreprises en règle.
En 2025, les Douanes camerounaises avaient déjà renforcé les contrôles et les procédures de recouvrement, avec des résultats mesurables sur les recettes collectées. La sanction contre JFF Oil Company confirme que cette dynamique se poursuit en 2026.




