Incertitudes sur le match amical France-Cameroun du 30 mai prochain

Georges Gérard Wamba Makollo, avocat au barreau du Cameroun, vient de sommer, par écrit, le président de la Fédération française de football (FFF), Noël Le Graët, pour exiger «la cessation immédiate de toute collaboration avec Sieur Tombi à Roko, qui, actuellement ne peut agir légalement et légitimement au nom et pour le compte de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT).
Mandaté par trois adversaires acharnés au patron de l’exécutif fédéral, il met en garde quant à la tenue du match amical prévu le 30 mai 2016 à Nantes entre les sélections séniors des deux pays.
L’avocat rappelle que, selon une sentence rendue le 12 novembre 2015 par la Chambre de conciliation et d’arbitrage (CCA) du Comité national olympique et sportif du Cameroun (CNOSC), Tombi à Roko Sidiki «n’a pas qualité pour agir et ou représenter» la FECAFOOT «dans divers actes de la vie courante et civile».
Cet arrêt, rappelle-t-on, avait annulé I ‘ensemble du processus électoral organisé à la fédération jusqu’à l’élection du bureau exécutif, en fin septembre 2015, et le dossier est désormais pendant devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) de Lausanne, en Suisse.
Noël Le Graët est ainsi prié, «dès cet instant», de bien vouloir prendre acte de ce que son collègue camerounais, «désormais illégitime et illégal», ne saurait contracter avec la FFF ou toute autre entité pour le compte de l’organe qui prétend diriger.
Pour Georges Gérard Wamba Makollo, «tout contrat, toute convention, tout engagement, tout partenariat que la Fédération française de football signerait avec Sieur Tombi à Roko sera nul et de nul effet».
L’«affaire Tombi à Roko» a été engagée par Abdouraman Hamadou Babba (président d’Etoile filante de Garoua), Joseph Antoine Bell (président de Bandjoun FC) et Emmanuel Loga (président de Littoral Maison-mère), qui contestent la légitimité du président de la FECAFOOT.
Ils, ont, entre autres actes de défiance, réussi à faire bloquer les comptes de la FECAFOOT domiciliés à Ecobank et Union Bank Africa (UBA), suite à la décision du Tribunal arbitral.

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