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Source : MINSANTE Cameroun -
Mise à jour : 29 juin 2020
Politique

Haine, tribalisme et repli identitaire : Une arme au main du politique ?

Histoire du Cameroun révèle que les politiques ont toujours recouru au tribalisme, pour conserver ou conquérir le pouvoir.

Le vivre ensemble jadis un acquis au Cameroun, est aujourd’hui en proie à des forces obscures et extrémistes qui actionnent autant que faire se peut sur le levier du tribalisme pour conserver ou conquérir le pouvoir. Pour peu que l’on remonte le fleuve de l’histoire il est loisible de constater que l’escalade de la haine de l’autre, du simple fait de son appartenance ethnique, ou le tribalisme, a toujours coïncidé avec les périodes charnières de l’histoire du Cameroun.

Dans les années qui ont précédé les indépendances en Afrique, les Bassas et les Bamilékés, du fait de leur militantisme à travers le grand parti nationaliste UPC (Union des Populations du Cameroun), qui réclamait sans condition l’indépendance, seront stigmatisés par les colons. Ils vont coller à ses nationalistes l’étiquète très péjorative de « Maquisards ». Par la suite ils vont surfer sur la fibre ethnique pour diviser les camerounais et monter les uns contre les autres. Le conflit entre Um Nyobe et André Marie Mbida en est une parfaite illustration.

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Un autre cas tout aussi patent de l’instrumentalisation ethnique et tribale. En 1990, le Cameroun était encore sous le régime du parti unique. Un certain Ni John Fru Ndi, leader d’un parti encore méconnu des camerounais va briser la barricade du monolithisme politique en organisant une marche historique à Bamenda. La répression de cette marche illégale laissera six morts sur le carreau, mais le SDF (Social Democratic Front), ainsi que les autres partis politiques obtinrent la légalité. Mais face à la monté menaçante de ce parti, l’arme fatal du tribalisme sera brandie. Il est taxé de parti « anglo-bami », appelant ainsi les autres ethnies à ramer à contrecourant des idéaux du SDF.

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Après que ce parti eût boycotté les élections législatives de cette période-là, l’UNDP de Maïgari Bello Bouba arrive en force sur la scène politique. Le pouvoir en place se sentant menacé use une fois de plus l’arme du tribalisme. C’est ainsi qu’à cette époque, certains esprits ont inspiré une autre définition du le l’UNDP aux peuple, à savoir : « Union des Nordistes pour Déstabiliser le Peuple. » Des cas comme ceux-ci sont légions.

À une autre époque plus récente, on a parlé de Marafa Amidou Yaya comme le malien qui voulait être président. Aujourd’hui encore le peuple est encore sollicité dans les dérives pouvoiristes des politiques dans l’un comme de l’autre camp, avec la montée en puissance d’un autre leader de l’opposition en l’occurrence Maurice Kamto.

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