Politique

Guerre du Noso : Diagnostic et thérapie de l’économiste Dieudonné Essomba

La chronique paru le jeudi 29 octobre 2020 sur la guerre du NOSO peut se résumer en quatre point suivant : Il n’y aura jamais de victoire militaire de l’Etat unitaire sur la Sécession ; La Sécession ne peut être asséchée que par le retour à l’État fédéral ; Le Gouvernement ne doit pas négocier avant d’avoir instauré le fédéralisme avec une police locale qui va sous-traiter la lutte contre la Sécession ; Les négociations ou le Dialogue ne doivent pas se présenter de manière polarisée opposant les Anglophones au Francophones mais plutôt, un débat opposant un Cameroun fédéral à la Sécession.

Pour lui, ceux qui sont favorables à la sécession qui à leurs yeux s’apparente à une guerre de libération, viennent de deux sources. Tout d’abord, « Un vieux courant séparatiste qui date de 1961, et qui contestait la décision des Nations-Unies de ne pas offrir au Cameroun britannique la perspective de l’indépendance. C’est la descendance de ce vieux courant qui forme le noyau dur, irréductible et idéologique de la Sécession. »

Ensuite, « Une masse anciennement fédéraliste, voire unitariste mais qui a adhéré à la Sécession parce qu’excédée par l’autisme, la condescendance et la violence des autorités de l’Etat unitaire. C’est le groupe le plus nombreux et peut-être majoritaire chez les Anglophones. »

C’est ce dernier groupe dont l’idéologie de base est le fédéralisme qu’on peut récupérer en leur proposant l’Etat fédéral. Mais on ne peut absolument rien obtenir si on ne leur présente comme alternative que l’Etat unitaire dont les Anglophones ne veulent plus ou la Sécession qui n’est pas leur premier choix, mais qu’ils préfèrent par rapport à l’Etat unitaire.

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Concernant le cessez-le-feu et négociation ou le dialogue Dieudonné Essomba pense que le gouvernement finira par négocier, mais pour cela, il ne devra jamais aller aux négociations avec les sécessionnistes sans avoir reçu un appui puissant des Fédéralistes anglophones. Il devra tout faire pour que les négociations opposent, d’un côté, le Gouvernement et les Fédéralistes Anglophones, et de l’autre côté les Sécessionnistes.

Cela signifie qu’avant toute négociation, le Gouvernement doit procéder à une réforme constitutionnelle où les deux Régions anglophones prennent le statut d’Etats Fédérés avec un droit à une Constitution locale compatible avec le Constitution fédérale, et les droits de représentation qu’avait le Southern Cameroon en 1961, notamment en termes de deuxième personnalité de la République.

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