Société

Attaque terroriste de Kumba : il décède parce que, son père témoin de Jéhovah, refuse la transfusion sanguine

L’on se souvient que l’attaque du collège privé Mother Franscisca dans l’arrondissement de Kumba 2ème par des terroristes le 24 octobre dernier, avait fait 07 morts et 13 blessés dont 07 graves.

Les blessés avaient été acheminés dans les différents centres hospitaliers de la Régions du Sud-Ouest pour une prise en charge intensive, d’autant plus que certains parmi eux avaient perdu beaucoup de sang.

C’est le cas de l’une des victimes de ce carnage, qui a eu la chance de ne pas mourir sur le champ, bien que grièvement blessée. Le cas critique de ce jeune garçon nécessitait une transfusion sanguine. Compte tenu des recommandations du Chef de l’Etat qui préconisait la prise en charge totale des blessés par l’Etat, l’hôpital dans lequel séjournait l’enfant avait tout fait pour trouver les poches de sang nécessaires.

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Tout était donc fin prêt pour que les soins de transfusion commencent, et il ne restait plus que l’avis des parents du garçon, qui de prime abord semblait n’être qu’une formalité. Mais à la grande stupéfaction du corps médical, le père à qui on avait demandé tout juste de signer le document y afférent, va opposer contre toute attente une fin de non-recevoir. Malgré les explications du docteur et des infirmiers qui faisaient savoir que le pronostic vital de l’enfant est atteint et qu’il n’y avait pas d’autre solution qu’une transfusion sanguine pour le sauver, le père va rester de marbre, arguant que chez eux les témoins de Jéhovah la transfusion sanguine est strictement proscrite.

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C’est ainsi qu’il va transporter son fils dans un autre centre de santé. Mais là également on lui fait savoir que l’état critique dans lequel se trouve l’enfant nécessite une transfusion sanguine, avant toute chose, et qu’il n’y avait pas de solutions alternatives. Le père, malgré tout, ne voulait pas entendre parler de sang. En dépit de l’état de l’enfant qui ne faisait que s’empirer, il décide de retourner avec lui à la maison. Le lendemain, le jeune garçon comme il fallait s’y attendre va succomber de ses blessures.

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