Afrique

Gouvernement de transition malienne : la junte militaire défie la CEDEAO

Elle vient de nommer deux militaires à la tête de la transition. 

La prestation de serment des deux personnalités qui seront à la tête de la transition malienne est prévue, vendredi prochain à Bamako. Ils ont été désignés hier par le groupe initié hier pour la cause par la junte au pouvoir. L’ancien Ministre de la Défense Badao devra conduire cette période transitoire, il sera assisté par le colonel Assimi Goïta.

Les militaires avaient jusqu’à ce mardi pour désigner les dirigeants de la transition d’après les délais donnés par la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest. Si le délai pour la désignation a été respecté à la lettre par les mutins, il n’en demeure pas moins que s’agissant des prescriptions édictées lors de la Conférence des Chefs d’Etats et de Gouvernements de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), la junte militaire en a décidé autrement, outrepassant ainsi les injonctions de le CEDEAO.

Lire aussi
Coup d'État en cours au Mali: Voici le Colonel DIAW, nouvel homme fort de Bamako

Lors de cette conférence tenue le 07 à Niamey la capitale nigérienne, à l’unanimité des chefs d’État, toutes les sanctions prises à l’encontre de la junte avaient été maintenues. En outre, la CEDEAO donnait un ultimatum d’une semaine à la junte militaire pour désigner le président de la transition ainsi que son Premier ministre, qui devaient être tous les deux des civils. Un délai qui a été prorogé pour le 22 août 2020. Ainsi, les nouveaux hommes forts de Bamako avaient jusqu’à ce jour pour répondre favorablement aux exigences de la CEDEAO, qui limitait également la transition à un délai d’un an seulement.

Lire aussi
Indépendance du Gabon : le 60ème anniversaire se célébré ce 17 août

Maintenant que les dés sont jetés, quelle sera la posture de la CEDEAO et de la communauté internationale, notamment de l’ONU, face à cette situation qui apparaît comme un dilemme. Car, même si les militaires n’ont pas obtempéré, aux injonctions de la CEDEAO, tout au moins, la décision de désigner des militaires à la tête de la transition ainsi que le délai de ladite transition ont été prise de manière consensuel par le peuple malien.

Afficher plus

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page