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FECAFOOT : Bertrand Tatsinda charge Eto’o et réclame l’intervention de l’État

Bertrand Tatsinda

Le ton est sans détour. L’analyste Bertrand Tatsinda a sévèrement critiqué la gestion de Samuel Eto’o à la tête de la FECAFOOT, après quatre ans de présidence. Invité d’un podcast animé par Yannick Renaud, le militant du Nouveau Mouvement Populaire dresse un bilan accablant et appelle à une refonte complète du modèle de gouvernance du football camerounais.

« La gestion est morose » : un bilan sévère

Bertrand Tatsinda ne prend pas de gants. « Quand on regarde la Fédération camerounaise de football, la gestion est morose », lâche-t-il d’entrée. Pour lui, Samuel Eto’o a progressivement glissé vers un rôle d’acteur politique, brouillant les lignes entre gestion sportive et ambitions personnelles. Une posture qui, selon lui, fragilise l’institution.

L’un des points les plus explosifs de sa sortie concerne le partenariat avec l’équipementier One All Sports. « Personne au monde n’a vu ce contrat. Il était uniquement dans un téléphone portable du président », dénonce-t-il, pointant un manque flagrant de transparence dans la gestion des affaires fédérales.

Sa conclusion est sans appel : « Samuel Eto’o n’est pas un bon manager. La Fédération est mal gérée, le football camerounais se meurt. »

Le modèle marocain comme alternative

Face à ce qu’il décrit comme une dérive, Tatsinda ne se contente pas de critiquer. Il propose. L’analyste plaide pour une intervention directe de l’État dans la gouvernance du football camerounais, s’inspirant explicitement du modèle marocain, où les pouvoirs publics jouent un rôle structurant.

« Pour redonner de la grandeur à notre football, c’est l’État qui doit le faire », affirme-t-il, allant jusqu’à suggérer la nomination d’un haut fonctionnaire à la tête de la FECAFOOT.

Cette prise de position relance un débat qui dure depuis plusieurs mois au Cameroun. Les Lions Indomptables enchaînent les contre-performances sur la scène africaine, et la question de la gouvernance fédérale revient régulièrement dans les discussions. Entre supporters qui défendent encore Eto’o et voix critiques de plus en plus nombreuses, l’opinion camerounaise reste divisée.

Les déclarations de Bertrand Tatsinda vont certainement alimenter les débats dans les prochains jours. Samuel Eto’o, lui, n’a pas encore réagi publiquement. Alors que son mandat à la tête de la FECAFOOT se poursuit, la pression autour de sa gestion ne faiblit visiblement pas.

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